Retour au travail graduel des syndiqués à l’Aluminerie de Bécancour

Ce lockout a été l’un des conflits de travail contemporains les plus longs au Québec.
Photo: Ryan Remiorz Archives La Presse canadienne Ce lockout a été l’un des conflits de travail contemporains les plus longs au Québec.

Les syndiqués de l’Aluminerie de Bécancour (ABI), qui ont été en lockout pendant près d’un an et demi, reprennent graduellement le travail à compter de ce vendredi.

Le 2 juillet dernier, les quelque 900 membres du syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, ont voté à 79,77 % en faveur de la plus récente offre patronale.

Quelques dizaines de travailleurs devraient se présenter à l’aluminerie vendredi ; les autres le feront au cours des mois à venir.

Il y a quelques semaines le président d’Alcoa Canada, Jean-François Cyr, a assuré que si l’offre finale et globale était acceptée, toutes les personnes qui étaient en arrêt de travail auraient un emploi lors du redémarrage de l’usine.

Lorsque le lockout a été décrété par la direction, le 11 janvier 2018, il y avait 1030 travailleurs syndiqués. Ils n’étaient plus que 926 encore actifs en mars dernier.

Ce lockout a été l’un des conflits de travail contemporains les plus longs au Québec. La grève chez Delastek, un fabricant de composantes de pièces aéronautiques, a duré trois ans, d’avril 2015 à mars 2018, mais elle ne touchait qu’une vingtaine de travailleurs, syndiqués auprès d’Unifor, affilié à la FTQ.

ABI est propriété à 75 % d’Alcoa et à 25 % de Rio Tinto.