Bombardier se fait belle à Belfast

Bombardier avait annoncé en mai son intention de vendre ses usines de Belfast (notre photo), où travaillent quelque 3600 personnes.
Photo: Paul Faith Agence France-Presse Bombardier avait annoncé en mai son intention de vendre ses usines de Belfast (notre photo), où travaillent quelque 3600 personnes.

Toujours en discussions afin de vendre ses usines de fabrication de composantes situées à Belfast et à Casablanca, au Maroc, Bombardier a vu la performance financière de ses installations d’Irlande du Nord s’améliorer l’an dernier.

Parallèlement, un nouveau joueur, le fabricant espagnol de pièces d’avions Aernnova, serait sur les rangs afin d’acquérir les actifs de Belfast, en vente depuis mai dernier, selon le Financial Times.

D’après des documents récemment déposés auprès des autorités réglementaires britanniques, Bombardier, également connue sous le nom de Short Brothers en Irlande du Nord, a affiché un bénéfice d’exploitation d’environ 7 millions. « Cette amélioration a été réalisée par l’entremise des réductions de coûts », peut-on lire dans les documents, alors que la société fait référence au plan de redressement de cinq ans de l’avionneur établi à Montréal.

Néanmoins, en tenant compte de diverses charges, dont une de 31,6 millions liée à un jugement d’octobre 2018 entourant le régime de retraite, la perte avant impôts s’est chiffrée à 54 millions, par rapport à 86,8 millions en 2017.

Bombardier avait annoncé en mai son intention de vendre ses usines deBelfast, où travaillent quelque 3600 personnes, et de Casablanca, qui compte 300 employés, dans le cadre d’un regroupement de son secteur aéronautique en une entité. Ces deux usines représentent environ la moitié des activités de la division aérostructures, qui a généré un bénéfice d’exploitation ajusté de 239 millions $ US en 2018. Le reste des activités sera consolidé dans l’arrondissement montréalais de Saint-Laurent, au Texas et au Mexique. En plus des ailes de l’A220, les installations d’Irlande du Nord fabriquent les nacelles des moteurs des A320.

Le nom d’Aernnova vient s’ajouter à ceux de Spirit AeroSystems, du conglomérat GKN et d’Airbus, qui ont déjà été évoqués par les analystes comme éventuels repreneurs des usines de Bombardier.

« Nous ne commentons pas les rumeurs sur la vente des sites de Belfast et du Maroc puisque les discussions commerciales que nous avons sont confidentielles », a répondu, par courriel, un porte-parole de la multinationale québécoise, Simon Letendre, à propos de l’intérêt présumé d’Aernnova.

Sans s’avancer sur un échéancier en vue d’une annonce, il a ajouté que la société allait « prendre le temps qu’il faut » pour trouver un acheteur « qui sera en mesure de développer le plein potentiel des sites de Belfast et du Maroc ».