Le sommet sur le libre-échange africain est lancé

Réticent jusque-là, le Nigeria, première économie d’Afrique, a annoncé en début de semaine qu’il signera l’accord de libre-échange.
Photo: Issouf Sanogo Agence France-Presse Réticent jusque-là, le Nigeria, première économie d’Afrique, a annoncé en début de semaine qu’il signera l’accord de libre-échange.

Le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a qualifié jeudi d’« historique » le sommet de l’Union africaine de Niamey qui doit lancer la zone de libre-échange continentale africaine.

« La zone de libre-échange continentale africaine que nous nous apprêtons à sortir des fonts baptismaux […] ambitionne de constituer à terme un marché continental intégré. Il s’agit d’une remarquable réalisation qu’on peut même qualifier d’historique », a affirmé M. Faki en ouverture du conseil exécutif du sommet réunissant les ministres des Affaires étrangères. « Malgré les retards enregistrés, les pères fondateurs [de l’UA] doivent être heureux et nous bénir de là où ils sont », a-t-il dit.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a souligné que « ce projet continental pionnier » est « un pas important sur le chemin de l’intégration économique. On n’a d’autre choix que de libérer réellement le commerce et de mettre en place cet accord si nous voulons réaliser un progrès […] de la performance économique, du développement […] garantissant que les peuples de notre cher continent seront les grands bénéficiaires de ses ressources », a-t-il conclu.

Les temps forts du sommet devraient être samedi et dimanche, avec la présence des chefs d’État. Le lancement de la zone de libre-échange doit être l’événement majeur de ce sommet. Réticent jusque-là, le Nigeria, première économie d’Afrique, a annoncé en début de semaine qu’il signera l’accord de libre-échange continental à Niamey ce week-end.

Selon l’UA, la zone a pour but d’augmenter le commerce intra-africain de 60 % d’ici à 2022. Certains redoutent toutefois la mort des petits producteurs industriels et agricoles, qui seraient submergés par les importations moins chères.