Les banques assez solides pour la Fed

Les grandes banques américaines ont toutes réussi les tests de résistance de la Réserve fédérale des États-Unis.
Photo: Karen Bleier Agence France-Presse Les grandes banques américaines ont toutes réussi les tests de résistance de la Réserve fédérale des États-Unis.

L’ensemble des 18 grandes banques américaines a réussi les tests de résistance de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed). Conséquemment, le régulateur bancaire « n’a pas d’objection » aux versements de dividendes ou aux plans de rachats d’actions de ses banques à risque systémique.

Dans la foulée, JP Morgan a annoncé un plan de rachat d’actions de 29,4 milliards $US et une hausse de 12,5 % de son dividende, retournant au total 40 milliards à ses actionnaires. Wells Fargo rachètera pour 23,1 milliards de ses actions et haussera son dividende de 13,3 %. Citigroup y fera écho.

« Ces tests de résistance ont confirmé que les plus grandes banques sont à la fois bien capitalisées et ont fait de la présentation de pratiques solides de distribution de liquidités une priorité », a affirmé Randal Quarles, le vice-président chargé de la régulation à la Banque centrale. Pour cette 9e édition des tests mis en place par la loi Dodd Frank après la crise financière, la Réserve fédérale avait concocté un scénario hypothétique de crise sévère. Ce scénario prévoyait une brutale récession mondiale avec un bond du taux de chômage à 10 % (contre 3,6 % aujourd’hui), une appréciation du dollar, une forte chute du marché boursier et un repli de l’inflation.

Depuis 2009 et la crise financière suscitée par les crédits à risques (subprimes), les géants bancaires américains ont plus que doublé le montant de leurs fonds propres de qualité, qui sont passés de 300 à 800 milliards.

Test climat

Dans la foulée, la Banque d’Angleterre va lancer un « test de résistance » aux changements climatiques pour le système financier britannique, a annoncé jeudi Mark Carney, le gouverneur de l’institution. « Le test de résistance révélera la capacité du système financier britannique à supporter les risques provoqués par les changements climatiques, comme la hausse de la fréquence des événements météorologiques et la transition vers une économie neutre en carbone. »

Avec Le Devoir