L’action de Transat continue à prendre de l’altitude en Bourse

À la Bourse de Toronto, le titre de Transat a terminé la séance à 14,19$ mercredi, en hausse de 17¢, ou 1,2%, par rapport à son cours de clôture de mardi.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir À la Bourse de Toronto, le titre de Transat a terminé la séance à 14,19$ mercredi, en hausse de 17¢, ou 1,2%, par rapport à son cours de clôture de mardi.

L’action de Transat A.T. a continué à prendre de l’altitude, mercredi, à quelques heures de l’échéance de la fenêtre des négociations exclusives avec Air Canada, qui souhaite acquérir le voyagiste québécois.

Depuis 30 jours, les deux entreprises négocient dans la foulée de l’offre déposée par le plus grand transporteur aérien du pays proposant 13 $ par action, soit environ 520 millions, pour chaque action de la société mère d’Air Transat.

À la Bourse de Toronto, le titre du voyagiste québécois a terminé la séance à 14,19 $, en hausse de 17 ¢, ou 1,2 %, par rapport à son cours de clôture de mardi. Cela laisse croire que les investisseurs anticipent une meilleure offre.

Les deux compagnies n’ont pas fourni de détails, mais on devrait assurément en savoir davantage au plus tard jeudi avant-midi. « La période d’exclusivité est en vigueur jusqu’à aujourd’hui et nous effectuerons les mises à jour nécessaires après la fermeture des marchés (mercredi) ou avant l’ouverture (jeudi) », a indiqué par courriel une porte-parole d’Air Canada, Isabelle Arthur. Le message était le même du côté de Transat A.T.

Principal actionnaire du voyagiste québécois avec une participation de plus de 18 %, la firme Letko, Brosseau et associés a déjà signalé son opposition à une offre d’acquisition à 13 $ par action.

Groupe Mach

Entre-temps, Groupe Mach, qui propose de verser 14 $ pour chaque action de Transat A. T, avait annoncé mardi le dépôt d’une proposition amendée dans laquelle le groupe immobilier retirait notamment les conditions relatives au financement du gouvernement québécois. Investissement Québec, le bras financier du gouvernement québécois, serait toutefois prêt à avancer un certain montant si certaines conditions de la part d’un groupe québécois sont réunies.

Parallèlement, l’homme d’affaires Dominik Pigeon, à la tête de FNC Capital, fait miroiter, depuis lundi, une offre pouvant osciller dans une fourchette de 17 $ à 20 $ par action, « et peut-être plus éventuellement ».

Celui-ci n’a toutefois pas dévoilé comment un éventuel montage financier serait achevé. « À notre avis, la proposition de FNC Capital va aider Transat A.T. dans ses négociations avec Air Canada, mais elle est trop embryonnaire pour inciter Transat A.T. à repousser une offre potentielle de la part d’Air Canada », a expliqué l’analyste Nauman Satti, de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, dans une note envoyée par courriel.

Au début du mois de mai, le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, qui disait agir à titre personnel, avait dit avoir demandé une analyse financière du dossier.

Malgré des résultats décevants en 2018 — dont une perte ajustée de 24,5 millions — Transat A. T. poursuit son virage dans le but de mettre sur pied un réseau d’hôtels sur les plages des destinations soleil, dans l’espoir de mieux positionner l’entreprise, à compter de 2021-2022, face à la concurrence accrue de rivales comme Air Canada Rouge, Vacances WestJet et Sunwing. Ce projet est estimé à environ 750 millions.