Reprise de la conciliation chez ABI

Les 1030 travailleurs d’ABI ont été mis en lockout le 11 janvier 2018.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Les 1030 travailleurs d’ABI ont été mis en lockout le 11 janvier 2018.

Le syndicat des Métallos et la direction d’ABI se rencontreront mercredi en présence du conciliateur — un peu de mouvement après presque un an et demi de lockout. Et c’est la direction de l’Aluminerie de Bécancour qui a pris l’initiative de demander au conciliateur Jean Nolin, qui est affecté au dossier depuis le début, de convoquer le syndicat à cette rencontre.

Vendredi dernier, la direction d’ABI avait rejeté la deuxième demande d’arbitrage formulée par le syndicat des Métallos, affilié à la FTQ. Mais la même journée, l’employeur demandait au conciliateur de convoquer le syndicat à une rencontre le 26 juin.

Nous, on va là avec l’espoir que l’employeur veut réellement négocier et trouver une solution au conflit

 

La direction d’ABI veut-elle modifier son offre, qui a déjà été rejetée par les syndiqués, ou recommencer à négocier avec le syndicat ? « Je ne le sais pas. Je n’en ai aucune idée. Nous, on va là avec l’espoir que l’employeur veut réellement négocier et trouver une solution au conflit », a dit Clément Masse, président de la section locale 9700 du syndicat des Métallos. Il ne veut pas non plus donner de faux espoirs à ses membres. « On reste prudents, parce qu’on n’a vraiment pas d’informations sur ce qui va se discuter lors de cette rencontre-là. Mais on y va, avec l’espoir que l’employeur viendra avec une volonté de négocier de bonne foi. »

Concessions

Le syndicat a déjà fait des concessions, en acceptant la suppression de 103 postes en plus de renoncer au régime de retraite à prestations déterminées — où le risque financier est assumé par l’employeur — pour un régime de retraite à financement salarial — où le risque financier est assumé par les travailleurs.

La direction, quant à elle, insiste pour améliorer la productivité et la compétitivité de l’aluminerie. Elle soutient que ses offres sont « compétitives et alignées avec l’industrie de l’aluminium au Québec ».

Les 1030 travailleurs ont été mis en lockout par la direction le 11 janvier 2018.