L’inflation annuelle a accéléré à 2,4% en mai, les aliments et le transport en cause

Les prix plus élevés des aliments, de 3,5%, et des transports, de 3,1%, ont particulièrement contribué à la croissance accrue de l’indice des prix d’ensemble.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Les prix plus élevés des aliments, de 3,5%, et des transports, de 3,1%, ont particulièrement contribué à la croissance accrue de l’indice des prix d’ensemble.

La cadence annuelle de l’inflation s’est accélérée en mai, l’indice des prix à la consommation ayant augmenté de 2,4 % par rapport à l’an dernier, sa plus forte augmentation depuis octobre dernier, a indiqué mercredi Statistique Canada.

Cette variation se compare à une inflation de 2,0 % pour le mois d’avril, et constituait la quatrième accélération mensuelle consécutive de l’inflation annuelle. Les économistes tablaient sur une augmentation de 2,1 % en mai, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

Les gains généralisés ont contribué à la hausse des prix dans les huit principales composantes de l’indice par rapport à l’an dernier.

Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 3,5 %, ceux des légumes frais ayant grimpé de 16,7 %, soit leur plus forte augmentation d’une année à l’autre depuis février 2016.

Les prix du transport ont gagné 3,1 %, le coût du transport aérien ayant augmenté de 8,9 % et celui des véhicules automobiles, de 4,2 %. Les primes d’assurance de véhicules automobiles ont augmenté de 8,1 %.

Toutefois, les automobilistes ont payé 3,7 % de moins pour l’essence que l’an dernier au même mois.

En excluant l’essence, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,7 % par rapport à l’année précédente, contre une hausse de 2,3 % en avril.

La hausse des prix place l’inflation au-dessus de la cible idéale de 2,0 % de la Banque du Canada.

La banque centrale, qui ajuste son taux d’intérêt directeur pour maintenir l’inflation le plus près possible de sa cible, a laissé son taux inchangé ces derniers mois, après la faiblesse économique de la fin de 2018 et du début de 2019.

Cependant, la banque centrale a prédit que l’économie connaîtrait une reprise.

La moyenne de ses trois indicateurs d’inflation sous-jacente de Statistique Canada — qui sont considérés comme de meilleures mesures des pressions sous-jacentes sur les prix parce qu’ils omettent les éléments volatils tels que l’essence — a atteint 2,07 %, alors qu’elle avait été de 1,90 % en avril.

La hausse annuelle des prix a été plus importante en mai dans sept provinces. Le Québec est la seule province où l’indice des prix de l’hébergement des voyageurs a augmenté sur une base annuelle, de 4,6 %, en raison de la hausse de la demande pendant une série de festivals et de concerts qui y ont eu lieu.

Au Québec, l’indice des prix à la consommation a progressé de 2,4 % d’une année à l’autre en mai, en hausse par rapport à l’augmentation de 1,7 % enregistrée en avril.

Sur une base annuelle, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,1 % au Nouveau-Brunswick, de 1,9 % en Nouvelle-Écosse et de 1,2 % à l’Île-du-Prince-Édouard.