L’action de Dollarama bondit après une hausse des résultats

Dollarama a annoncé jeudi qu’il s’attendait à une croissance du chiffre d’affaires de ses magasins ouverts depuis au moins un an de 3 à 4%.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Dollarama a annoncé jeudi qu’il s’attendait à une croissance du chiffre d’affaires de ses magasins ouverts depuis au moins un an de 3 à 4%.

L’action de Dollarama a grimpé de plus de 11 % jeudi, après que le détaillant à bas prix a relevé ses prévisions de croissance des ventes pour l’exercice en espérant que sa stratégie visant à augmenter le trafic et le volume de ventes porterait ses fruits. Le titre du détaillant montréalais a gagné 4,78 $ pour clôturer à 46,99 $ à la Bourse de Toronto.

Dollarama a annoncé jeudi qu’il s’attendait à une croissance du chiffre d’affaires de ses magasins ouverts depuis au moins un an de 3 à 4 %. À la fin du dernier trimestre, l’entreprise avait prédit que cette croissance serait d’entre 2,5 et 3,5 %.

Dollarama s’est concentré sur l’augmentation de l’achalandage et des ventes unitaires, car il a peu de marge de manoeuvre pour augmenter les prix, même si certains coûts augmentent, a souligné le chef de la direction, Neil Rossy, lors d’une conférence téléphonique. « Nous continuons de naviguer dans un contexte de faible inflation, dans lequel les détaillants hésitent davantage à refiler les coûts aux consommateurs. »

Tarifs en baisse

M. Rossy a refusé de préciser la stratégie de la société pour attirer plus de clients et leur faire acheter plus d’articles par visite, mais s’est dit satisfait des résultats, qui ont vu les ventes des magasins comparables progresser de 5,8 % au premier trimestre. Il a ajouté que la société pourrait également bénéficier de certaines réductions de coûts de la part des fabricants chinois, ceux-ci transférant leur production hors du pays afin d’éviter les tarifs douaniers américains.

« Le mouvement de ces commandes en provenance de la Chine continentale a certainement entraîné certains écarts de production en Chine et le marché des commandes pour le reste du monde est donc un peu plus modéré », a estimé M. Rossy. « Nous essayons de tirer parti de cela, mais il est encore trop tôt pour évaluer l’impact que cela pourrait avoir ou non. »

Le bénéfice pour le trimestre clos le 5 mai s’est établi à 103,5 millions, ou 33 ¢ par action, comparativement à 101,5 millions, ou 31 ¢ par action, un an plus tôt, alors que les revenus avaient augmenté de 9,5 %. Les ventes pour le premier trimestre de l’exercice financier 2020 de la société ont totalisé 828 millions, en hausse par rapport aux 756,1 millions du même trimestre l’an dernier.

Il est important de stimuler les ventes, car la société a déjà tiré parti des gains d’efficacité réalisés ces dernières années, a expliqué le directeur financier, Michael Ross. « C’est de plus en plus difficile, les gains les plus faciles sont manifestement derrière nous. » La société achève actuellement un important projet de construction de centre de distribution, dont le coût a pesé sur les marges du premier trimestre.

La marge brute de 42,1 % des ventes, par rapport à 43,8 % l’an dernier, a également été affectée par le fait que les consommateurs achetaient plus d’articles à prix réduit et par l’inflation des coûts.

La société, qui comptait 1236 magasins à la fin de son dernier trimestre, prévoit un ajout net de 60 à 70 nouveaux magasins d’ici la fin de l’exercice.