Les mises en chantier canadiennes ont ralenti

Le rythme annualisé des mises en chantier de projets de logement collectifs dans les centres urbains, tels que les copropriétés, les appartements et les maisons en rangée, a diminué de 18,5% pour s’établir à 141 851 unités en mai.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le rythme annualisé des mises en chantier de projets de logement collectifs dans les centres urbains, tels que les copropriétés, les appartements et les maisons en rangée, a diminué de 18,5% pour s’établir à 141 851 unités en mai.

La cadence des mises en chantier a ralenti en mai, a indiqué lundi la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Le taux annuel désaisonnalisé de mises en chantier a glissé à 202 337 unités en mai, en baisse de 13,3 % par rapport aux 233 410 unités mises en chantier en avril, a précisé l’agence fédérale. Les économistes tablaient en moyenne sur un taux annuel de 205 000 mises en chantier, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

Le rythme annualisé des mises en chantier de projets de logement collectifs dans les centres urbains, tels que les copropriétés, les appartements et les maisons en rangée, a diminué de 18,5 % pour s’établir à 141 851 unités en mai. Entre-temps, le rythme des mises en chantier de maisons individuelles dans les centres urbains a augmenté de 1,8 % pour atteindre 45 095 unités.

Les mises en chantier en milieu rural ont été estimées à un taux annuel désaisonnalisé de 15 391 unités. La moyenne mobile de six mois du nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé de mises en chantier d’habitations était de 201 983 unités en mai, contre 205 717 en avril, a indiqué la SCHL.

Mauvaise surprise

Les mises en chantier résidentielles ont réservé une mauvaise surprise après deux mois consécutifs de résultats solides. « La détérioration de mai faisait suite à un mois d’avril exceptionnel où les mises en chantier étaient au plus haut depuis plus de 10 mois », a précisé l’analyste Kyle Dahms, de Banque Nationale Marchés financiers. Elle s’explique par une forte baisse des mises en chantier de logements collectifs en milieu urbain. « Cela n’était pas trop surprenant étant donné que cette catégorie avait atteint un record absolu en avril. »

13,3 %
C’est la baisse du taux annuel désaisonnalisé de mises en chantier en mai, par rapport aux 233 410 unités mises en chantier en avril.

Le repli ne s’inscrit pas dans la durée. « Les données sur les permis de construire de lundi indiquaient que le nombre de permis (et leur valeur) pour le segment du logement collectif a fortement augmenté en avril, ce qui devrait soutenir les mises en chantier au cours des prochains mois. » À l’inverse, les mises en chantier de maisons individuelles ont atteint un sommet inégalé depuis cinq mois, mais restent faibles sur une base historique (-21,7 % d’une année à l’autre).

Par provinces, les mises en chantier en Ontario ont chuté à un creux inégalé depuis près de quatre ans, contrairement au Québec et à la Colombie-Britannique où elles ont grimpé au deuxième niveau parmi les plus élevés à ce jour.

« Tout bien considéré, ce rapport continue de soutenir l’hypothèse que les mises en chantier devraient atteindre en moyenne plus de 190 000 cette année », ajoute Kyle Dahms.

Avec Le Devoir