Le coût des énergies renouvelables a de nouveau diminué en 2018

Les énergies éolienne terrestre et solaire photovoltaïque pourraient bientôt offrir une électricité moins chère que toute autre option basée sur les combustibles fossiles.
Photo: Gerard Julien Agence France-Presse Les énergies éolienne terrestre et solaire photovoltaïque pourraient bientôt offrir une électricité moins chère que toute autre option basée sur les combustibles fossiles.

Le coût de l’électricité provenant de l’énergie solaire à concentration (avec des miroirs, notamment) a diminué de 26 % en 2018, plus que toute autre source, selon le plus récent bilan annuel de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA).

De manière générale, a fait remarquer l’organisme, les différentes sources d’énergie renouvelable ont connu des baisses de coût records. La chute a été de 14 % pour la bioénergie, de 13 % pour les panneaux solaires et l’éolien terrestre, et de 12 % pour l’hydroélectricité.

« Les énergies éolienne terrestre et solaire photovoltaïque offriront bientôt une électricité moins chère que toute autre option basée sur les combustibles fossiles, sans soutien financier », a écrit l’IRENA.

Selon l’organisme, dont la base de données regroupe « plus des trois quarts de l’énergie éolienne terrestre et des quatre cinquièmes de la capacité des projets d’énergie solaire photovoltaïque à l’échelle industrielle » qui seront mis en service en 2020, elles « présentent un coût inférieur à toute nouvelle option de centrale à charbon, à pétrole ou à gaz ».

Aux yeux de l’IRENA, le « coût moyen pondéré » de l’énergie éolienne terrestre serait de 4,5 ¢US par kWh en moyenne dans le monde en 2020, comparativement à 4,8 ¢US pour les panneaux solaires. Dans le cas des panneaux solaires, de manière générale, les modules ont vu leurs prix chuter de 90 % depuis 2009, une baisse très rapide ayant été observée de 2010 à 2013.

Au Québec

La popularité des panneaux photovoltaïques, non seulement dans les grands projets mais aussi chez les particuliers, a récemment incité Hydro-Québec à mettre en oeuvre un projet de 36 000 panneaux sur deux sites en Montérégie. L’ensemble des installations devrait avoir une puissance de 10 MW, soit un niveau suffisant pour alimenter 600 ménages. La société d’État veut déterminer l’intégration de cette technologie avec son propre réseau, avait affirmé le président d’Hydro-Québec Production, David Murray, à La Presse canadienne en février.

Par ailleurs, l’IRENA estime que la moitié de la demande totale en énergie sera liée à l’électricité en 2050, par rapport à moins de 20 % à l’heure actuelle, et ce, en raison de l’émergence continue des sources renouvelables dont le coût ne cesse de baisser.

Ces informations surviennent deux mois après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie dépeignant le rôle que continuent de jouer les énergies provenant d’hydrocarbures. En 2018, les émissions de gaz à effet de serre liées à la production d’énergie ont augmenté de 1,7 %, notamment à cause des centrales au charbon.

Cela dit, la demande générale en énergie a crû de 2,3 % en 2018, la cadence la plus forte en dix ans. « Le gaz naturel s’est imposé comme l’énergie de choix, affichant les gains les plus forts, de sorte qu’il a représenté 45 % de la hausse de consommation en énergie. La croissance de la demande a été particulièrement forte aux États-Unis et en Chine. »