Hausse des profits limitée par les mises à pied chez BMO

BMO est la quatrième banque en importance au Canada.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir BMO est la quatrième banque en importance au Canada.

La solide contribution des activités américaines de la Banque de Montréal au deuxième trimestre a été plombée par des indemnités de licenciement, une décision qui, selon le prêteur, devrait générer des économies de millions de dollars à long terme.

La quatrième banque en importance au Canada a tiré parti au deuxième trimestre de la croissance aux États-Unis et chez elle, ainsi que de la gestion de patrimoine, mais BMO Marchés des capitaux a enregistré une baisse de ses bénéfices trimestriels en raison d’une charge non récurrente de 120 millions avant impôts liée aux indemnités de départ.

« Nous sommes satisfaits de notre performance. Nous avons paré aux coûts des indemnités de licenciement avec une solide performance opérationnelle dans l’ensemble de nos activités », a souligné mercredi le chef de la direction de la Banque de Montréal, Darryl White.

 
1,5 milliard
C’est le bénéfice de la Banque de Montréal pour le trimestre terminé le 30 avril, en hausse de 20 % par rapport à la même période l’an dernier.

La Banque a affiché mercredi un bénéfice de près de 1,5 milliard pour le trimestre terminé le 30 avril, en hausse de 20 % par rapport à la même période l’an dernier. Son bénéfice trimestriel ajusté s’est toutefois établi à 1,52 milliard, en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Sur une base ajustée, la Banque de Montréal a réalisé un bénéfice par action de 2,30 $, en hausse de 5 % par rapport à celui de 2,20 $ à la même période de l’année précédente. Le prêteur établi à Toronto a aussi annoncé une hausse de 3 ¢ par action de son dividende trimestriel, qui passera ainsi à 1,03 $ par action.

Indemnités de licenciement

Le principal motif invoqué par la Banque de Montréal pour justifier les indemnités de licenciement était « d’aligner nos ressources sur le contexte actuel des marchés », a expliqué aux analystes Dan Barclay, le responsable des marchés financiers de la Banque, aux analystes. La Banque de Montréal s’est engagée à générer un fort effet de levier opérationnel, et cette initiative faisait partie de son programme visant à y parvenir, a ajouté M. Barclay. « Nous prévoyons que cela contribuera immédiatement au résultat net, avec une économie de 40 millions attendue cette année et un revenu annualisé de 80 millions l’année prochaine. »

Le total des provisions pour pertes sur créances s’est élevé à 176 millions, en légère hausse par rapport à celui de 160 millions de l’année précédente. Le ratio des fonds propres de catégorie 1 de la Banque, une mesure clé de la santé financière d’un prêteur, s’est élevé à 11,3 % en date du 30 avril. Ce ratio avait été de 11,4 % au trimestre précédent, mais il est inchangé par rapport au même trimestre de l’an dernier.