La Banque Scotia augmente ses provisions

Le troisième prêteur au Canada a vu son bénéfice net augmenter.
Photo: Chris Young La Presse canadienne Le troisième prêteur au Canada a vu son bénéfice net augmenter.

Le profit du deuxième trimestre de la Banque Scotia a légèrement augmenté grâce aux fortes contributions de ses activités internationales. Ses provisions pour pertes sur prêts ont toutefois augmenté en raison d’une vague d’acquisitions.

Le troisième prêteur en importance au Canada a vu son bénéfice net augmenter au cours de la période de trois mois terminée le 30 avril grâce à son empreinte internationale, notamment en Amérique latine, et à ses services bancaires canadiens. En revanche, sa division des services bancaires et marchés mondiaux a vu ses bénéfices se replier. Les provisions pour mauvaises créances de la banque ont fortement augmenté au deuxième trimestre, ce qu’elle a attribué à ses acquisitions récentes. Elles se sont établies à 873 millions par rapport à 534 millions un an plus tôt.

Lors d’une conférence téléphonique avec des analystes, le chef de la direction, Brian Porter, a tour à tour évoqué les nouvelles contributions de la part des acquisitions récentes, l’incidence positive des efforts d’intégration de la banque, la poursuite de la forte croissance du secteur des services bancaires internationaux et une meilleure performance, au deuxième semestre, des secteurs des services bancaires canadiens et des services bancaires et marchés mondiaux.

La Banque Scotia a affiché un bénéfice net de 2,26 milliards, soit 1,73 $ par action, au deuxième trimestre, en hausse par rapport à celui de 2,18 milliards, ou 1,70 $ par action, réalisé un an plus tôt. La Banque a apporté des ajustements à la marge pour refléter les coûts liés à diverses acquisitions, y compris la société d’investissement canadienne Jarislowsky Fraser et la péruvienne Banco Cencosud.

Des acquisitions

Le prêteur canadien a effectué plusieurs acquisitions au cours de la dernière année, notamment celles d’une participation majoritaire dans la banque chilienne BBVA Chile, de la société de services financiers pour médecins MD Financial Management et de Banco Domincano del Progreso. Il a aussi procédé à plusieurs désinvestissements des activités sur certains marchés, comme ceux de la Grenade et de Sainte-Lucie. Ces transactions s’inscrivent dans la stratégie de la Banque Scotia visant à mieux cibler ses activités et à accroître son envergure dans ses principales zones géographiques et activités, a précisé la Banque.

Le ratio des actions ordinaires et assimilées de tier 1, une mesure clé de la santé financière d’une banque, était de 11,1 % au 30 avril, en baisse par rapport à celui de 12 % du deuxième trimestre de 2018.