Hausse des provisions à la Royale et à TD

Le chef de la direction de la Banque Royale, David McKay, a témoigné de sa confiance vis-à-vis du marché de l’habitation et de l’économie nationale, malgré l’endettement record des ménages canadiens.
Photo: Andrew Vaughan La Presse canadienne Le chef de la direction de la Banque Royale, David McKay, a témoigné de sa confiance vis-à-vis du marché de l’habitation et de l’économie nationale, malgré l’endettement record des ménages canadiens.

La Banque Royale a enregistré une forte hausse de ses bénéfices au plus récent trimestre, alimentée par la croissance des prêts et les taux d’intérêt plus élevés de ses activités de services bancaires aux particuliers et aux entreprises. Cette croissance de 7 % du bénéfice net s’est matérialisée malgré la forte hausse de ses provisions pour créances douteuses.

Le chef de la direction, David McKay, a témoigné de sa confiance vis-à-vis du marché de l’habitation et de l’économie nationale, malgré l’endettement record des ménages canadiens à la fin de l’année dernière et le « ralentissement » du PIB. « Les modifications réglementaires ont aidé certains des principaux marchés de l’habitation au Canada à se stabiliser, notamment en Ontario et dans l’Est. Les marchés de l’Ouest canadien demeurent soumis à une pression à la baisse, généralement, ce qui rend le logement plus abordable », a observé M. McKay lors d’une conférence téléphonique avec les investisseurs. « Si nous constatons un ralentissement de la croissance des volumes et des recettes au fur et à mesure que nous atteignons un cycle, nous avons également des plans pour gérer […] ce type de cycle. »

La Banque du Canada a relevé cinq fois ses taux d’intérêt entre l’été 2017 et l’automne dernier, contribuant ainsi à en faire un facteur déterminant dans la hausse de 14 % des revenus de la Royale d’une année à l’autre. Par contre, le total des provisions pour créances irrécouvrables a augmenté de 55 % pour atteindre 426 millions, contre 274 millions au trimestre correspondant de l’exercice précédent, en raison de la hausse des provisions dans les services bancaires personnels et commerciaux, la gestion de patrimoine et les marchés financiers.

La plus grande banque du pays au chapitre de la valeur boursière a réalisé un profit de 3,23 milliards au plus récent trimestre, aidée par la croissance de ses activités sur les marchés des capitaux, les services bancaires aux particuliers et aux entreprises et la gestion de patrimoine. Son bénéfice par action s’est élevé à 2,20 $ pour le trimestre terminé le 30 avril, comparativement à un profit de 3,06 milliards, soit 2,06 $ par action un an plus tôt. Sur une base ajustée, la Royale a affiché un bénéfice par action de 2,23 $ pour le trimestre, contre 2,10 $ par action il y a un an.

Et la TD

Pour sa part, la Banque TD a affiché jeudi un profit de 3,17 milliards pour le deuxième trimestre, en hausse par rapport à celui de 2,92 milliards réalisé lors de la même période l’an dernier. Son bénéfice par action a atteint 1,70 $ pour le trimestre clos le 30 avril, comparativement à celui de 1,54 $ du deuxième trimestre de l’année dernière. Sur une base ajustée, la Banque TD a réalisé un bénéfice de 1,75 $ par action, un résultat en hausse par rapport à celui de 1,62 $ par action de la même période en 2018.

Les provisions pour pertes sur prêts ont totalisé 633 millions pour le trimestre, alors qu’elles étaient de 556 millions l’an dernier.