Le revenu disponible des Québécois en forte hausse

La croissance du revenu disponible par habitant est plus forte qu’en 2016 dans l’ensemble des régions administratives du Québec.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La croissance du revenu disponible par habitant est plus forte qu’en 2016 dans l’ensemble des régions administratives du Québec.

Les Québécois ont connu une forte croissance de leur revenu disponible en 2017. Devant une inflation faible, leur pouvoir d’achat a affiché sa plus forte progression annuelle depuis la crise de 2008.

Selon les estimations de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), le revenu disponible par habitant a crû de 3,6 % au Québec entre 2016 et 2017. Cette hausse provient essentiellement de l’augmentation de la rémunération des salariés, principale composante du revenu disponible. En parallèle, l’indice implicite de prix des dépenses de consommation finale des ménages a augmenté de 1 %, ce qui signifie que le pouvoir d’achat des Québécois a progressé de 2,7 % en 2017, contre 2,2 % au Canada. « Au Québec, il s’agit de la plus forte augmentation annuelle depuis 2008 », souligne l’ISQ.

L’écart entre le Québec et le Canada a donc rétréci par rapport à l’ensemble canadien, où l’augmentation du revenu personnel disponible a été de 3,4 %. Ce revenu se chiffre à 28 785 $ au Québec contre 32 300 $ à l’échelle canadienne. L’écart a diminué au cours des dernières années, passant de 4301 $ en 2015 à 3515 $ en 2017, indique l’ISQ,

La croissance du revenu disponible par habitant est plus forte qu’en 2016 dans l’ensemble des régions administratives du Québec. Pour une deuxième année consécutive, celle de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine enregistre la plus forte augmentation, soit une hausse de 5,8 %, qui suit celle de 4,4 % enregistrée un an plus tôt. « Tout comme en 2016, c’est la Capitale-Nationale (29 929 $) qui affiche le revenu disponible par habitant le plus élevé [...]. Elle est suivie par la Montérégie (29 741 $), Montréal (29 612 $) et l’Abitibi-Témiscamingue (29 514 $). En revanche, les régions du Nord-du-Québec, de la Mauricie et du Bas-Saint-Laurent continuent de fermer la marche, avec un revenu disponible inférieur à 26 400 $ par habitant. »

« En 2017, les municipalités régionales de comté qui affichent les revenus disponibles par habitant les plus élevés se concentrent encore dans les régions métropolitaines de Québec et de Montréal ainsi que dans les régions dont l’économie repose en bonne partie sur l’exploitation des ressources minières, comme la Côte-Nord et l’Abitibi-Témiscamingue », ajoute l’ISQ.