WSP Global augmente ses profits

La nouvelle structure de l'échangeur Turcot. Les travaux sont, notamment, exécutés par WSP Global.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La nouvelle structure de l'échangeur Turcot. Les travaux sont, notamment, exécutés par WSP Global.

WSP Global a augmenté ses revenus et ses bénéfices au plus récent trimestre, le premier à profiter du début à la fin de la contribution de la société américaine Louis Berger, dont l’acquisition a été conclue en décembre.

La société d’ingénierie a vu son bénéfice net grimper de plus de 10 % par rapport à l’an dernier, pour atteindre 62 millions. Cette croissance était essentiellement attribuable à l’acquisition de la société d’ingénierie et de conception Louis Berger établie au New Jersey, pour un montant de 400 millions.

Le chef de la direction de WSP, Alexandre L’Heureux, a indiqué que la société montréalaise avait commencé à intégrer les 5000 employés de Louis Berger. Le groupe WSP, fondé il y a 60 ans, compte 60 000 employés, par rapport à 48 000 en 2014. Il espère que la taille de son effectif dépassera celle de son rival, le Groupe SNC-Lavalin, en franchissant le seuil des 65 000 employés dans les trois prochaines années.

« Forte de 29 acquisitions d’entreprises depuis 2015, l’expansion de WSP ne s’est pas faite au détriment d’un effet de levier excessif, ce qui place la société en bonne position pour réaliser de nouvelles acquisitions », a observé Derek Spronck, analyste de RBC Dominion valeurs mobilières. « Et dans le contexte où Louis Berger s’intégrera davantage au cours du deuxième semestre de l’année, nous nous attendons à des résultats toujours plus solides et à une nouvelle augmentation de la marge, à mesure que les coûts sont optimisés », a souligné M. Spronck dans une note de recherche.

Frédéric Bastien, analyste chez Raymond James, a déclaré qu’il était optimiste « au-delà de notre horizon de prévision » pour WSP, dont les perspectives pour 2019 visent toujours un bénéfice ajusté compris entre 950 millions et 1 milliard. « À notre avis, cette entreprise à faible risque […] est devenue tellement diversifiée qu’aucun secteur ou région ne pourrait la dévier de sa trajectoire », a estimé M. Bastien dans une note adressée aux clients.

Le plan stratégique de WSP, dévoilé en janvier, prévoit une croissance annuelle des revenus de plus de 10 % d’ici 2021, année pour laquelle l’entreprise s’attend à réaliser un chiffre d’affaires d’environ 9 milliards.

La société d’ingénierie a indiqué que son bénéfice de 62 millions — en hausse par rapport à celui de 49,7 millions du même trimestre l’année dernière — s’élevait à 61 ¢ par action pour le trimestre clos le 30 mars, contre 48 ¢ par action un an plus tôt. Les revenus ont totalisé 2,17 milliards, en hausse par rapport à ceux de 1,91 milliard du premier trimestre de 2018. Sur une base ajustée, WSP a indiqué avoir gagné 67 ¢ par action au cours de son dernier trimestre.

Le carnet de commandes de WSP atteignait 7,87 milliards, ce qui représentait une augmentation de 1,4 % par rapport au quatrième trimestre et de 17,2 % sur un an.