Pollution sonore: la Cour donne raison à Mine Malartic

La mine d’or de Malartic
Photo: Gerald Dallaire Le Devoir La mine d’or de Malartic

La Cour supérieure confirme la validité du décret du gouvernement québécois ayant autorisé l’agrandissement de la mine d’or à ciel ouvert de Malartic, en Abitibi.

Ce jugement rendu lundi est donc une défaite pour le citoyen Dave Lemire, qui contestait le décret devant les tribunaux, cherchant à le faire annuler. Au coeur de ce litige se trouvait le niveau de pollution sonore causée par l’exploitation minière. Cette situation serait unique au Québec, en raison de la proximité des maisons de la mine, sans zone tampon.

En 2013, la prédécesseure de la Canadian Malartic Mine GP avait déposé une demande d’agrandissement de la mine. Le gouvernement du Québec a par la suite adopté un décret en avril 2017 pour l’autoriser, assorti de diverses conditions imposées à la compagnie minière.

Évaluation du BAPE

Le projet avait aussi fait l’objet d’une évaluation par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, qui avait rendu un rapport de plus de 300 pages en 2016.

L’agrandissement avait été jugé acceptable, mais les commissaires insistaient pour que des modifications soient apportées afin de réduire les incidences négatives sur la communauté de Malartic.

La Canadian Malartic Mine a soutenu que ce projet d’agrandissement est porteur pour la communauté et rallie une large part de sa population. Il doit apporter des retombées économiques importantes pour la ville et l’Abitibi, fait valoir l’entreprise.

Il était alors question d’extraire 4,25 millions d’onces d’or supplémentaires. Le Procureur général du Québec a de son côté plaidé que le gouvernement avait évalué de nombreux facteurs avant de prendre cette décision.