La vulnérabilité immobilière s’atténue

Des disparités demeurent entre les grandes villes, avec un degré élevé à Toronto et à Vancouver (notre photo).
Photo: Jonathan Hayward La Presse canadienne Des disparités demeurent entre les grandes villes, avec un degré élevé à Toronto et à Vancouver (notre photo).

Le resserrement des règles hypothécaires fait son oeuvre. Le marché immobilier a perdu de sa vulnérabilité au Canada sous le coup d’une baisse globale des prix. Des disparités demeurent entre les grandes villes, avec un degré élevé à Vancouver et à Toronto, mais faible à Montréal, qui se bat toutefois avec la surchauffe.

« Après avoir été élevé durant dix trimestres d’affilée, le degré de vulnérabilité du marché de l’habitation national est devenu modéré dans l’évaluation globale », indique la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) dans son Évaluation du marché de l’habitation. Le rapport est daté du deuxième trimestre de 2019 mais table sur les données colligées à la fin de 2018.

La SCHL retient que le prix moyen corrigé de l’inflation sur le système interagences a diminué de 5,4 % au quatrième trimestre de 2018 par rapport à un an plus tôt. « Le resserrement des règles de l’assurance prêt hypothécaire a probablement réduit la demande de logements, ce qui a contribué à la baisse des prix des habitations », souligne l’institution fédérale. Autrement dit, « globalement, il y a eu une meilleure concordance entre les prix des logements et les facteurs fondamentaux du marché de l’habitation en 2018 par rapport à 2017 ».

Plus en détail, la SCHL note qu’un repli de 1,2 % du revenu personnel disponible corrigé de l’inflation entre les deux trimestres de comparaison a été compensé par un accroissement de 1,9 % de la population des jeunes adultes. En guise d’effet net, le bassin des éventuels acheteurs d’un premier logement a poursuivi sa progression.

Pour Montréal comme pour Québec, le degré de vulnérabilité est demeuré faible, poursuivant ainsi une tendance observée depuis deux ans maintenant. Les prix des habitations s’appuient sur les fondamentaux économiques et démographiques. « Les signes de construction excessive demeurent faibles également, compte tenu de la diminution des stocks d’unités achevées et invendues et de la baisse du taux d’inoccupation des appartements locatifs. » La SCHL rappelle toutefois que des signes de surchauffe sont détectés sur le grand marché montréalais « en raison d’un resserrement marqué de l’écart entre l’offre et la demande sur le marché de la revente ».