L’économie canadienne s’est contractée

Le mauvais temps de février a contribué à la contraction.
Photo: Catherine Legault Le Devoir Le mauvais temps de février a contribué à la contraction.

La faiblesse du secteur minier et les problèmes du secteur des transports causés par les conditions hivernales et le déraillement d’un train en Colombie-Britannique ont pesé sur l’économieen février.

Le PIB canadien a reculé de 0,1 % en février, a indiqué mardi Statistique Canada, les industries productrices de biens et les industries productrices de services ayant toutes deux enregistré des baisses. Cette contraction de l’économie faisait suite à une croissance de 0,3 % en janvier.

Les économistes ne s’attendaient à aucun changement du PIB pour février, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon. « Apparemment, l’économie canadienne a manqué d’amour en février, le PIB ayant enregistré une baisse étonnante alors que les conditions météorologiques défavorables freinaient la production », a écrit Royce Mendes,économiste de la Banque CIBC.

La publication de plus faibles résultats que prévu pour le mois de février survenait alors que la Banque du Canada a revu à la baisse, la semaine dernière, ses prévisions de croissance économique. La banque centrale mise désormais sur une croissance annualisée de seulement 0,3 % pour les trois premiers mois de 2019, alors qu’elle prévoyait précédemment une croissance de 0,8 %. La Banque du Canada s’attend également à une croissance du PIB réel de 1,2 % pour l’ensemble de 2019, en baisse par rapport à sa prévision de janvier de 1,7 %.

« Il semble que nous pourrions être dans une période de lenteur pendant un moment, d’autant plus que les données du secteur du commerce et des transports suggèrent un faible déstockage dans le secteur de l’énergie, malgré les réductions de production, a écrit Brian DePratto, économiste principal à la Banque TD. Cela laisse entrevoir un risque de performance inférieure à la normale pour le deuxième trimestre. Toutefois, la bonne nouvelle est que les signaux économiques sous-jacents restent généralement sains, avec une activité de construction qui augmente pour un deuxième mois et quelques signes modestes d’investissement. »

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