Rogers affiche un profit et des revenus en baisse

Le p.-d.g. de Rogers Communications, Joe Natale
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Le p.-d.g. de Rogers Communications, Joe Natale

Rogers Communications et l’industrie du sans-fil ont connu un premier trimestre inhabituellement lent, mais la société devrait tout de même respecter ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice, a assuré son chef de la direction, Joe Natale, avant l’assemblée annuelle des actionnaires de l’entreprise, jeudi.

« Dans l’ensemble, nous avons confiance dans nos plans de croissance à long terme et restons sur la bonne voie pour réaliser nos perspectives pour 2019 », a indiqué M. Natale aux analystes lors d’une conférence téléphonique. Il a ajouté que l’activité promotionnelle avait été modérée en janvier et en février, après un quatrième trimestre chargé, et n’avait commencé à reprendre que lors des dernières semaines de mars. Cependant, le second semestre est généralement une période de ventes plus occupée, a-t-il précisé.

Plus tôt jeudi, Rogers a dévoilé des résultats financiers en berne pour son premier trimestre, ses revenus et son profit ayant diminué par rapport à la même période l’an dernier. Le fournisseur de services de téléphonie sans fil, de câblodistribution et Internet a engrangé un bénéfice net de 391 millions, ou 76 ¢ par action, pour le trimestre clos le 31 mars. En comparaison, Rogers avait gagné 425 millions, ou 80 ¢ par action, à la même période l’an dernier, notamment parce qu’il avait reçu un paiement spécial de la Ligue de baseball majeur.

Les revenus ont totalisé près de 3,59 milliards au plus récent trimestre, un chiffre d’affaires en baisse par rapport à celui de 3,63 milliards du premier trimestre de l’an dernier. La société a attribué la baisse de son chiffre d’affaires à la baisse des ventes d’équipements sans fil, notamment les téléphones intelligents, et à celle de sa division des médias, qui comprend l’équipe de baseball des Blue Jays de Toronto. En excluant les transactions liées au baseball l’année dernière et cette année, le bénéfice de Rogers aurait été en hausse de 10 % par rapport à l’année dernière et son bénéfice ajusté aurait été stable, a précisé l’entreprise.

Dans la division des services sans fil, qui a généré des revenus de 2,19 milliards au premier trimestre, Rogers a annoncé 23 000 ajouts nets à ses services postpayés, en baisse par rapport à l’addition nette de 95 000 abonnés postpayés de l’année précédente. Toutefois, le taux de désabonnement s’est amélioré en atteignant le niveau record de 0,99 %, contre 1,08 % un an auparavant. De plus, les revenus mensuels moyens par utilisateur des abonnés postpayés et prépayés sont passés de 53,68 $ à 54,13 $.

M. Natale a indiqué que Rogers avait saisi « toutes les occasions possibles pour se concentrer sur la discipline tarifaire » au cours du premier trimestre et « n’avait rien fait de vraiment dynamique » pour stimuler son marché des abonnés au sans-fil. « Il y a une saisonnalité, plus que jamais, dans le secteur du sans-fil », a-t-il ajouté. « À bien des égards, nous avons formé le marché pour qu’il se concentre sur les périodes de vente clés. » La croissance du nombre d’abonnés peut être stimulée, « mais cela a un prix économique et, en fin de compte, nous essayons de générer de la valeur à long terme pour les actionnaires », a souligné M. Natale.

Sur une base ajustée, Rogers a réalisé un profit de 405 millions, ou 78 ¢ par action, au cours du trimestre, un résultat en baisse par rapport à celui de 477 millions, ou 90 ¢ par action, affiché un an plus tôt.