Aérospatiale: Québec donne un coup de pouce à trois projets

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon (au premier plan), a fait l’annonce lundi au Palais des congrès de Montréal. Il est ici en compagnie d’Hubert Bolduc, p.-d. g. de Montréal International.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon (au premier plan), a fait l’annonce lundi au Palais des congrès de Montréal. Il est ici en compagnie d’Hubert Bolduc, p.-d. g. de Montréal International.

Environ 175 emplois seront créés dans le cadre de trois projets reliés à l’industrie aérospatiale, auxquels Québec accorde un coup de pouce, soit sous forme d’aide financière, soit par des incitatifs fiscaux.

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, en a fait l’annonce lundi à Montréal, dans le cadre de la Semaine internationale de l’aérospatiale. Les emplois ainsi créés seront « des jobs payantes », qualifiées, dans la recherche et le génie, notamment, a souligné le ministre Fitzgibbon.

Plus précisément, 100 emplois d’ici les trois prochaines années seront créés par la néerlandaise TMC Global, qui veut implanter un siège social à Montréal, notamment. Cette entreprise est spécialisée en génie, en technologie et en science. Elle bénéficiera d’incitatifs fiscaux de Québec.

De même, AP C Revêtements et poudres avancées a reçu 9,5 millions pour agrandir ses installations de Saint-Eustache, ce qui contribuera à la création de 75 emplois. Cette entreprise, reliée à GE Additive, est spécialisée dans les poudres pour impression 3D. Ses produits sont présentement utilisés par les industries aérospatiale et biomédicale.

175
C’est le nombre d’emplois qui seront créés dans le cadre des projets.

Finalement, l’Institut de recherche technologique Saint-Exupéry de Toulouse, en France, bénéficiera d’incitatifs fiscaux pour implanter une antenne à Montréal.

Cet institut travaille dans le domaine de l’intelligence artificielle appliquée à l’aérospatiale.

« On est ouvert à toute forme d’aide à toutes les entreprises qui vont venir faire du Québec un écosystème attirant et attractif de l’aérospatiale. On fait beaucoup de travail dans les PME et on va continuer à en faire », a souligné le ministre de l’Économie et de l’Innovation.

Quelque 2300 représentants de l’industrie aérospatiale, provenant notamment des petites et moyennes entreprises québécoises, participent cette semaine à la Semaine internationale de l’aérospatiale. Les participants y discuteront notamment de véhicules aériens autonomes et de l’aviation dans le domaine de la défense.

Montréal International

Sur un autre sujet, Pierre Fitzgibbon assure qu’il n’est pas question qu’Investissement Québec absorbe Montréal International dans le cadre de la réforme qui est envisagée. Le ministre a été interrogé sur une information qui circulait, et dont le quotidien La Presse avait fait état, voulant que Montréal International soit amalgamé dans Investissement Québec.

Il a nié que ce serait le cas, disant ne pas être incommodé par les structures, auxquelles il ne veut pas toucher. Il a toutefois précisé que les équipes devaient travailler en harmonie en se voyant peut-être octroyer des mandats particuliers. À l’heure actuelle, quelque 400 personnes s’occupent des investissements étrangers et d’aider les petites et moyennes entreprises à exporter, a-t-il souligné.

Le ministre Fitzgibbon a également nié qu’il avait passé outre à la suggestion d’une firme de chasseurs de têtes pour finalement nommer Guy Leblanc, de PricewaterhouseCoopers, à la tête d’Investissement Québec. Le quotidien La Presse l’avait présenté comme une bonne connaissance du ministre. « Un, c’est faux. Deux, il y aura des annonces appropriées qui vont être faites, j’espère dans les prochains jours, et je serai plus explicite sur ce qui s’est passé », a corrigé le ministre Fitzgibbon.

L’actuel président-directeur général d’Investissement Québec, Pierre-Gabriel Côté, est toujours en poste et pour plusieurs mois encore.