E Taxi veut relancer Téo

L’offre de l’entreprise québécoise E Taxi comprend l’acquisition des éléments d’actif et des opérations de Taxi Diamond, de Taxi Hochelaga et la technologie développée par Téo Techno.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’offre de l’entreprise québécoise E Taxi comprend l’acquisition des éléments d’actif et des opérations de Taxi Diamond, de Taxi Hochelaga et la technologie développée par Téo Techno.

E Taxi a déclaré avoir déposé une offre d’achat pour se porter acquéreur de Taxelco. Le plan prévoit une relance de Téo sous un nouveau modèle d’affaires.

L’offre de l’entreprise québécoise E Taxi déposée auprès du syndic Richter comprend l’acquisition des éléments d’actif et des opérations de Taxi Diamond et de Taxi Hochelaga, ainsi que la technologie développée par Téo Techno. Téo Taxi figure également dans les plans de l’acheteur éventuel. Les modalités de l’offre ne seront pas dévoilées.

« L’électrification des transports est au coeur de nos pensées depuis plusieurs années. Aujourd’hui, nous misons sur notre expérience du milieu afin de donner une deuxième chance à Téo Taxi, sous un modèle d’affaires plus profitable et plus efficient », ont souligné Yung Cuong et son fils Fabien, cofondateurs de E Taxi, dans leur communiqué. « Si l’offre est acceptée, la nouvelle flotte de taxis électriques de Téo Taxi sera composée des véhicules e6 du fabricant chinois BYD, partenaire de l’entreprise E Taxi, et avec qui des discussions sérieuses ont cours depuis plusieurs mois », ajoute l’entreprise.

Yung Cuong est notamment propriétaire de Taxi Para-Adapté, une entreprise de taxi adapté non médical desservant la Société de transport de Montréal et les établissements de santé et services sociaux de la grande région de Montréal. Il collabore également avec Paxi Technologies, un fournisseur de technologies pour l’industrie du taxi, ancien propriétaire de Taxi Pontiac. « Fondée à Montréal en 2017, E Taxi a pour mission de prendre part activement à l’électrification des transports au Canada. »

Le cabinet Richter n’avait pas confirmé la réception de cette offre jeudi, au moment d’écrire ces lignes. Il avait précisé avoir reçu plusieurs offres le 4 mars, première date limite fixée aux acquéreurs potentiels. Il disait alors poursuivre les discussions « avec l’une de ces parties intéressées », sans la nommer. On retenait toutefois que l’identité de cette partie était Pierre Karl Péladeau, qui a manifesté son intérêt à titre personnel. M. Péladeau a précisé, le 4 avril dernier dans un texte du Journal de Montréal, que son offre n’avait pas été retenue.

Selon les documents déposés par Richter au 1er mars, Taxelco traîne une dette totalisant 36 millions, dont 21,4 millions en créances garanties et 14,6 millions non garanties, la Banque Nationale étant son plus important créancier garanti, avec une exposition de 11,7 millions.

Richter a obtenu le prolongement de son ordonnance au 26 avril.