Les Québécois entichés d’immobilier

Selon l’Enquête annuelle RBC sur les tendances du marché résidentiel, 52% des répondants québécois pensent qu’il vaut mieux acheter maintenant que remettre cette décision à plus tard.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Selon l’Enquête annuelle RBC sur les tendances du marché résidentiel, 52% des répondants québécois pensent qu’il vaut mieux acheter maintenant que remettre cette décision à plus tard.

Pour une majorité de Québécois, l’immobilier demeure favorable aux acheteurs. Mais ils sont plus nombreux à demander l’aide de leur famille pour devenir propriétaires. Les Québécois se démarquent du reste du Canada en affirmant que le marché demeure favorable aux acheteurs. Du moins, ils sont 37 % à affirmer qu’il continue de favoriser les acheteurs contre 26 % faisant la lecture d’un marché favorable aux vendeurs. Cette croyance est plus nuancée dans le reste du Canada, où l’on estime que ni l’un ni l’autre n’est avantagé, mais que le marché du logement n’est plus favorable aux vendeurs pour la première fois en cinq ans.

Selon l’Enquête annuelle RBC sur les tendances du marché résidentiel, 52 % des répondants québécois pensent qu’il vaut mieux acheter maintenant que remettre cette décision à plus tard. Mais 37 % disent qu’ils ont eu recours ou devront recourir à l’aide de leur famille pour y parvenir, contre 28 % à l’échelle canadienne. « À l’inverse, 31 % des Québécois affirment qu’ils ont acheté une maison seuls, ou prévoient de le faire. »

Ils se disent aussi disciplinés et affirment chercher une propriété à l’intérieur de leur capacité. Ainsi, 64 % affirment qu’ils éviteront d’être esclaves de leur propriété. L’enquête retient qu’être esclave signifie qu’une part élevée du revenu total, soit 30 à 40 % et plus, sert à couvrir les versements hypothécaires, les taxes foncières, l’entretien et les services publics. « Les propriétaires québécois sont moins nombreux que la moyenne à avoir l’impression de se trouver dans cette situation », soit 17 %, contre 25 % à l’échelle canadienne, ajoute le document d’enquête.

Aussi, 83 % des répondants québécois considèrent que l’achat d’une maison ou d’une copropriété demeure un bon investissement, et que 64 % estiment qu’il est plus judicieux d’acheter que de louer. Ils sont également « de plus en plus nombreux à indiquer qu’ils pourraient facilement faire face à une baisse potentielle du prix des propriétés (72 %) ou à une hausse des taux d’intérêt (59 %). »