Boeing a effectué des vols d’essais du 737 MAX modifié

Des experts estiment que le système de stabilisation MCAS, qui mesure l’angle d’attaque, a contribué aux tragédies d’Ethiopian Airlines et de Lion Air.
Photo: Stephen Brashear Archives Getty Images/AFP Des experts estiment que le système de stabilisation MCAS, qui mesure l’angle d’attaque, a contribué aux tragédies d’Ethiopian Airlines et de Lion Air.

Boeing, pressé de faire lever l’interdiction de vol frappant sa flotte de 737 MAX, a procédé à des essais en vol pour tester une version corrigée de son système anti-décrochage, mis en cause dans deux accidents, selon deux sources proches du dossier.

Ces premiers essais en vol surviennent alors que l’agence fédérale de l’aviation (FAA) est sommée de s’expliquer mercredi devant le Congrès sur la manière dont elle a autorisé le 737 MAX à voler.

Ils se sont déroulés lundi après des tests sur simulateurs de vol effectués samedi à Renton (Washington, ouest) par des pilotes d’American Airlines et Southwest, deux compagnies clientes du 737 MAX, ont précisé à l’AFP mardi ces sources, sous couvert d’anonymat.

L’avionneur est lancé dans une course contre la montre pour obtenir une nouvelle autorisation de faire voler les 737 MAX, qui sont cloués au sol depuis près de deux semaines en raison de l’accident d’Ethiopian Airlines le 10 mars, qui présente des similitudes avec celui de Lion Air survenu fin octobre.

Les deux accidents ont fait au total 346 victimes.

Dans les deux cas, des experts estiment que le système de stabilisation MCAS, qui mesure l’angle d’attaque, soit l’inclinaison de l’appareil, a contribué aux tragédies.

Boeing n’a toutefois pas encore transmis le correctif à la FAA, censée le certifier avant de lever la suspension de vol, a indiqué à l’agence de presse une source gouvernementale.

Nouvelle tuile

Un 737 MAX de la compagnie américaine Southwest a par ailleurs rencontré un problème de moteur l’obligeant à atterrir d’urgence à Orlando (Floride) mardi, a indiqué l’agence fédérale de l’aviation.

Aucun voyageur n’était à bord de l’appareil, dont les problèmes n’avaient cette fois-ci apparemment aucun lien avec le système MCAS et qui devait être convoyé à Victorville, en Californie, pour y être parqué.