L’indice des prix à la consommation reste faible au Canada

L’inflation s’est révélée moins prononcée au Québec (1,3%) qu’en Ontario (1,5%), en Alberta (1,6%) et en Colombie-Britannique (2,2%).
Photo: Olivier Zuida Le Devoir L’inflation s’est révélée moins prononcée au Québec (1,3%) qu’en Ontario (1,5%), en Alberta (1,6%) et en Colombie-Britannique (2,2%).

Le rythme de l’inflation a légèrement augmenté au Canada en février, mais reste bien en deçà de la cible de la Banque du Canada.

L’indice des prix à la consommation (IPC) a crû en février de 1,5 % par rapport au même mois l’an dernier, soit à peine plus que la croissance de 1,4 % enregistrée lors de la période de douze mois précédente qui s’était terminée en janvier, a rapporté vendredi Statistique Canada.

Les prix des huit principales composantes qui entrent dans le panier de biens et services de référence ont augmenté d’une année à l’autre en février, l’indice des prix du logement (+ 2,4 %) ayant contribué le plus à la hausse. N’eût été le prix de l’essence, qui a reculé de presque 12 % en 12 mois, l’IPC aurait affiché la même progression que le mois dernier, soit 2,1 %.

L’inflation s’est révélée moins prononcée au Québec (1,3 %) qu’en Ontario (1,5 %), en Alberta (1,6 %) et en Colombie-Britannique (2,2 %).

« Avec une inflation sous la cible médiane de 2 %, la Banque du Canada dispose d’une grande marge de manœuvre dans la gestion de sa politique monétaire », a observé l’économiste du Mouvement Desjardins, Benoit P. Durocher, qui s’attend à ce que cela reste ainsi en 2019 et 2020. « Dans ces conditions, le statu quo au chapitre des taux d’intérêt directeurs pourra se prolonger très longtemps. »

Un nouvel outil interactif

Statistique Canada a profité de l’occasion, vendredi, pour dévoiler un nouvel outil interactif permettant de visualiser simplement les biens et services qui entrent dans le calcul de l’inflation chaque mois, le poids relatif qu’on leur attribue dans les dépenses des ménages et leur variation de prix.

On peut y voir, par exemple, que les aliments occupent un peu plus de 16 % du total, contre presque 20 % pour le transport, et que leurs augmentations de prix au Québec ont été dans le premier cas de 2,6 % en un an, contre seulement 0,4 % dans l’autre. Mais on peut aller beaucoup plus loin dans le détail et découvrir que le prix des aliments de restauration rapide (1,31 % des dépenses totales) a augmenté cette année de 3,7 % au Canada, que ceux des abonnements de services vidéo et audio (1,18 %) ont grimpé de 4,8 % au Québec, mais que ceux du savon pour usage personnel (0,08 %) ont baissé de 2,2 %.