La décision d’Ottawa sur les 737 MAX 8 cause des maux de tête

Des milliers de voyageurs ont dû faire la file durant des heures, mercredi, aux comptoirs des compagnies aériennes afin qu’on les redirige vers de nouveaux vols après la suspension du droit de vol pour les appareils B737 MAX.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Des milliers de voyageurs ont dû faire la file durant des heures, mercredi, aux comptoirs des compagnies aériennes afin qu’on les redirige vers de nouveaux vols après la suspension du droit de vol pour les appareils B737 MAX.

La fermeture de l’espace aérien canadien aux avions 737 MAX 8 a donné du fil à retordre aux clients de Boeing et à de nombreux passagers, parfois coincés dans un aéroport où ils ont dû faire la file pour modifier leur réservation.

Pendant que des entreprises comme Air Canada et WestJet ont indiqué qu’elles se conformeraient instantanément à la directive du ministre des Transports, les réseaux sociaux ont été pris d’assaut par des passagers préoccupés de leur situation.

« Nous nous efforçons de réacheminer les clients touchés dès que possible », a affirmé Air Canada, qui transporte en moyenne « de 9000 à 12 000 passagers par jour » dans les avions visés.

Air Canada, qui possède 24 modèles touchés par l’interdiction, a prévenu qu’en raison de l’interdiction de vol décrétée par Ottawa, ses centres de services seraient inondés d’appels et que les clients devaient donc prévoir des retards. Ceci dit, la compagnie « soutient la décision de Transports Canada ».

Le transporteur WestJet, qui appuie également le geste d’Ottawa, a dit qu’il tenterait d’établir de nouvelles réservations « le plus rapidement possible » pour ses passagers. L’entreprise a jusqu’ici reçu 13 de ces appareils.

Coincé à l’aéroport international de Palm Beach, en Floride, Éric Lachapelle a fait la queue pendant quelques heures pour parler à un employé d’Air Canada afin d’établir une nouvelle réservation. Il décollera finalement vendredi, a-t-il indiqué au Devoir, mais ce sera à Miami, à environ 1 heure 45 minutes de route.

Pour les voyageurs, il y a certains recours, mais ils dépendent « de la destination, de l’origine et de la réglementation en place », a indiqué Jacob Charbonneau, p.-d.g. et cofondateur du site Web Vol en retard. Outre les arrangements avec les transporteurs, il peut y avoir les assurances voyage ou, pour ceux qui ont fait affaire avec une agence, le recours au Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages.