Investissements: la Chine promet un traitement équitable aux étrangers

Un accord entre la Chine et les États-Unis pourrait intervenir fin mars lors d’une visite du président chinois, Xi Jinping, aux États-Unis.
Photo: Fred Dufour Agence France-Presse Un accord entre la Chine et les États-Unis pourrait intervenir fin mars lors d’une visite du président chinois, Xi Jinping, aux États-Unis.

La Chine a promis lundi d’offrir le même traitement aux investisseurs chinois et étrangers, à la faveur d’une nouvelle loi qui constituera « un changement fondamental » pour les entreprises du monde entier.

La loi sur l’investissement étranger est le texte le plus attendu parmi ceux devant être votés lors de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire qui s’ouvre mardi pour dix jours. Le projet de loi a été déposé fin 2018 en réponse aux exigences des États-Unis, qui réclament des réformes structurelles en Chine dans le cadre de leur guerre commerciale engagée contre Pékin. Un accord entre les deux pays pourrait intervenir fin mars lors d’une visite du président chinois, Xi Jinping, aux États-Unis, a affirmé dimanche le Wall Street Journal.

Le projet de loi prohibe les transferts de technologie imposés aux investisseurs étrangers, pratique condamnée par le gouvernement Trump. Il abolira aussi « les feux verts au cas par cas » réservés aux projets d’investissements en Chine, a assuré devant la presse le porte-parole de l’ANP, Zhang Yesui.

Liste négative

« Investissements chinois et étrangers recevront le même traitement », a promis M. Zhang, expliquant que les capitaux étrangers pourraient se porter sur n’importe quels secteurs de l’économie, à l’exception de ceux figurant sur la « liste négative » du gouvernement. Ces derniers « seront clairement répertoriés et les secteurs qui ne figurent pas sur la liste négative seront entièrement ouverts », a-t-il expliqué.

En réponse au projet de loi, la Chambre de commerce américaine en Chine s’est félicitée des changements en vue, mais dit vouloir attendre les détails de la législation pour se prononcer. La Chambre de commerce européenne a en revanche critiqué un texte déposé selon elle à la va-vite pour complaire aux négociateurs américains.