Près d’un accord sino-américain?

«Nous sommes très, très proches d’un accord», a déclaré depuis la Maison-Blanche Donald Trump.
Photo: Carolyn Kaster Associated Press «Nous sommes très, très proches d’un accord», a déclaré depuis la Maison-Blanche Donald Trump.

Le président américain, Donald Trump, a affirmé lundi qu’il rencontrerait bientôt le président chinois, Xi Jinping, « pour signer » un accord et mettre fin au conflit commercial qui oppose les deux pays.

« On va avoir un sommet pour signer […]. On espère y arriver. Nous sommes très, très proches d’un accord », a déclaré depuis la Maison-Blanche M. Trump, qui avait évoqué le mois de mars la semaine dernière pour cette rencontre.

Dimanche, après six jours de pourparlers entre les deux premières puissances économiques mondiales, le président des États-Unis, affirmant que « des progrès significatifs » avaient été réalisés dans les discussions, a reporté sine die la date butoir du 1er mars à laquelle Washington devait relever les droits de douane supplémentaires sur les importations chinoises.

Des progrès « significatifs »

Sur Twitter, dimanche, il avait annoncé que les États-Unis avaient fait « des progrès significatifs sur des problèmes structurels importants comme la protection de la propriété intellectuelle, les transferts de technologies, l’agriculture, les services, les changes et de nombreux autres sujets ».

« En conséquence […], je reporterai la hausse des droits de douane prévue pour le 1er mars », avait-il poursuivi, sans indiquer si une autre date avait été établie pour une éventuelle entrée en vigueur de nouvelles surtaxes.

M. Trump a promis lors d’un discours dimanche que, « si tout allait bien », il pourrait annoncer « de très grandes nouvelles dans la semaine qui s’ouvre ou la suivante ».

« Il s’agira de loin du plus grand accord commercial jamais conclu », a-t-il encore assuré.

À minuit et une minute le 2 mars, les États-Unis devaient imposer des droits de 25 % sur 200 milliards de dollars d’importations annuelles de produits chinois, déjà taxés à 10 %.

Les deux camps n’ont toutefois pas donné beaucoup de détails sur cet accord. Les États-Unis, qui se plaignent d’un déficit commercial abyssal avec la Chine, veulent que Pékin achète davantage de marchandises américaines, mais c’est surtout sur les réformes structurelles que les négociations achoppent.

Le piratage informatique

Les pratiques commerciales chinoises sont mises à l’index, notamment le fait que les entreprises américaines soient obligées de livrer leurs secrets commerciaux pour faire des affaires en Chine.

Le piratage informatique et le non-respect des droits de propriété intellectuelle sont aussi des priorités, mais de l’avis général des analystes interrogés, le plus difficile réside dans l’application et la vérification des mesures qui seront promises et adoptées par Pékin.