Honda se joint au projet de ravitaillement en hydrogène

Le projet de deux stations «multiénergies» a été conçu pour répondre au ravitaillement d’une flotte de 50 voitures Mirai de Toyota, louées au gouvernement québécois.
Photo: Christopher Katsarov La Presse canadienne Le projet de deux stations «multiénergies» a été conçu pour répondre au ravitaillement d’une flotte de 50 voitures Mirai de Toyota, louées au gouvernement québécois.

Le partenariat entre Transition énergétique Québec (TEQ) et Toyota autour des infrastructures pour véhicules à l’hydrogène compte un troisième joueur, Honda, qui appuiera le développement d’une station de ravitaillement sur la Rive-Sud de Montréal.

L’annonce de Honda Canada, en marge du Salon de l’auto de Montréal, ne précise pas la hauteur de l’engagement financier, mais souligne que la station s’ajoutera à celle de Québec, dont l’ouverture aura lieu le mois prochain.

L’infrastructure de la Rive-Sud sera prête à la fin 2019, selon Honda.

Ce chapitre s’ouvre six mois après les détails venant de Québec au sujet d’une aide financière de 8,25 millions pour permettre à TEQ de financer « la mise en oeuvre de projets-pilotes de véhicules électriques à hydrogène » d’ici 2021.

Cette intention, éventée dans un décret gouvernemental publié au mois de juillet 2018, allait se traduire par le versement de plus de 6 millions pendant l’année financière en cours. Cette somme devait servir au développement de deux stations de ravitaillement « multi-énergies », dont l’hydrogène.

Le projet situé à Québec a été conçu pour répondre au ravitaillement d’une flotte de 50 voitures Mirai de Toyota, louées au gouvernement québécois, que le constructeur japonais décrit comme son « premier client canadien » pour ce modèle.

Certains experts se sont déjà interrogés sur certains aspects de cet effort gouvernemental, entre autres sur les retombées économiques, de même que sur la rentabilité de la filière des véhicules à l’hydrogène. Une méthode très répandue de production de l’hydrogène repose sur le gaz naturel.

En entrevue au Devoir en juillet 2018, la p.-d.g. de TEQ, Johanne Gélinas, avait affirmé que « pour nous, c’est une source d’énergie qui mérite d’être examinée, et on la regarde avec des investissements que l’on considère tout compte fait comme parcimonieux ».

Selon Honda Canada, l’objectif est de « soutenir l’évolution des choix de mobilité verte », a indiqué le constructeur dans un communiqué. « À court terme, cet investissement créera un environnement qui nous permettra de continuer à tester nos produits et de poursuivre l’éducation des Canadiens sur l’important potentiel des véhicules propulsés à l’hydrogène, sachant que leur adoption massive pourrait prendre un peu de temps. »