Martin Coiteux devient l’économiste en chef de la Caisse de dépôt

L’ancien ministre libéral Martin Coiteux
Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne L’ancien ministre libéral Martin Coiteux

L’ex-ministre libéral Martin Coiteux deviendra dès vendredi l’économiste en chef de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

L’institution en a fait l’annonce jeudi par voie de communiqué, annonçant du même coup la nomination de Charles Émond au poste de premier vice-président, Québec et Planification stratégique globale. Il succède ainsi à Christian Dubé, qui est aujourd’hui président du Conseil du trésor au sein du gouvernement caquiste de François Legault.

M. Émond, qui travaillait depuis plus de 18 ans pour la Banque Scotia, se joint à la CDPQ « afin de poursuivre la mise en œuvre de la stratégie d’investissement au Québec », est-il écrit. Il doit entrer en fonction le 1er février prochain.

Martin Coiteux avait annoncé en avril dernier qu’il quittait la vie politique à la fin de son mandat, en octobre. Dans les dernières années, le politicien s’est retrouvé à la tête de différents ministères importants.

Figurant parmi les candidats vedettes du Parti libéral du Québec en 2014, il a hérité du poste de président du Conseil du trésor dès l’élection du gouvernement de Philippe Couillard. Il a notamment eu le rôle ingrat de sabrer et d’équilibrer les finances publiques, plaidant la « rigueur budgétaire », tandis qu’on l’accusait de faire de l’austérité.

À partir de 2016, il a cumulé une double fonction, aux Affaires municipales et à la Sécurité publique.

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions à la CDPQ, Martin Coiteux aura « la responsabilité de procurer à la Caisse tout le leadership en matière d’intelligence économique et d’affaires nécessaire au succès de sa stratégie d’investissement » afin d’« identifier les zones de risques et d’opportunités dans les différents marchés sur la scène internationale », selon le communiqué.

Lorsque M. Coiteux a annoncé l’an dernier qu’il ne comptait pas briguer de nouveau mandat comme député de Nelligan — une circonscription dans l’ouest de l’île de Montréal — il assurait n’avoir aucun plan de carrière précis pour la suite.

« J’ai le temps d’essayer autre chose, mais je n’ai pas l’éternité devant moi. Dans quatre ans, je vais avoir 60 ans », avait confié l’ancien professeur d’économie aux HEC Montréal.

Par communiqué, Martin Coiteux s’est dit ravi de se joindre à une « équipe d’économistes chevronnés », et de relever un « défi exigeant et stimulant ».