Cseries: Delta ajoute 15 appareils A220

Delta a décidé de convertir certaines commandes, ce qui fait en sorte que 50 des 90 appareils achetés seront des A220-300.
Photo: Pascal Pavani Agence France-Presse Delta a décidé de convertir certaines commandes, ce qui fait en sorte que 50 des 90 appareils achetés seront des A220-300.

Delta Air Lines a décidé d’ajouter 15 autres A220 — ces appareils nés de la CSeries de Bombardier — à sa flotte, faisant ainsi passer le total des commandes du transporteur aérien américain à 90 avions. Annoncé mercredi, ce contrat, dont les modalités financières n’ont pas été précisées, concerne l’A220-300, le modèle qui peut transporter le plus grand nombre de passagers.

En 2016, Delta avait passé une commande de 75 appareils A220-100, auparavant appelés CS100, avec des options pour 50 autres avions. La compagnie aérienne a également décidé de convertir certaines commandes, ce qui fait en sorte que 50 des 90 appareils achetés seront des A220-300.

Les premiers vols commerciaux de l’A220 aux couleurs de Delta sont prévus à compter du 31 janvier, mais la paralysie du gouvernement américain pourrait ralentir l’entrée en service commerciale de l’appareil.

Depuis octobre, le transporteur aérien a reçu quatre appareils, qui ont été assemblés à Mirabel, dans les Laurentides. À terme, ces avions seront livrés depuis Mobile, en Alabama, où la pelletée de terre d’une nouvelle chaîne de fabrication est prévue la semaine prochaine.

Au début du mois, l’avionneur européen Airbus annonçait la conclusion de deux contrats de vente de 60 avions chacun de sa nouvelle famille d’appareils A220. D'une valeur de 11 milliards $US au prix du catalogue, les deux contrats totalisant 120 appareils avaient été l’objet de protocoles d’accord en juillet. Ils ont été signés à la fin du mois de décembre avec deux compagnies américaines, JetBlue et Moxy. Les avions seront construits aux États-Unis dans la nouvelle extension de l’usine d’Airbus à Mobile en Alabama.

Cela portait le carnet de commandes pour l’Airbus A220 à plus de 500 appareils. À elles seules, ces deux commandes représentaient 30 % de la totalité du carnet d’ordres pour ce programme (qui comptait 402 commandes de la part de 19 clients avant son absorption par Airbus).

Le marché de ce type d’avions régionaux est estimé à 7000 appareils pour les vingt ans à venir, selon Airbus, qui espère vendre au moins 3000 A220 dans ce laps de temps.

Sans avoir eu à verser un sou, le géant européen détient 50,01 % du programme de cet avion commercial, qui a coûté 6 milliards $US à développer. La part de Bombardier est approximativement de 33,8 %. Celle du gouvernement québécois — qui a injecté dans le programme 1 milliard $US en 2015 — est d’environ 16,2 %.