Bonne année pour les mauvaises créances immobilières

La bonne tenue du marché immobilier, avec ses prix en hausse et ses courts délais de vente, laisse également miroiter une vente rapide de la propriété lorsque les difficultés se présentent.
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir La bonne tenue du marché immobilier, avec ses prix en hausse et ses courts délais de vente, laisse également miroiter une vente rapide de la propriété lorsque les difficultés se présentent.

Les dossiers liés aux mauvaises créances hypothécaires ont atteint en 2018 un bas vieux de dix ans au Québec. Pour l’heure, la vigueur de l’économie et du marché du travail permet d’absorber les effets de la hausse des taux d’intérêt.

La direction est la même tant pour les préavis d’exercice que pour les délaissements et les ventes sous contrôle judiciaire. Au Québec, ces indicateurs liés aux mauvaises créances hypothécaires ont poursuivi leur baisse en 2018 pour revenir à un creux vieux de dix ans.

Plus en détail, le cabinet de recherches immobilières JLR indique qu’un total de 7337 préavis d’exercice ont été publiés l’an denier sur des immeubles de tous types, en baisse de 8 % par rapport à 2017. Il s’agissait du plus faible bilan des dix dernières années dans ce segment. « L’économie florissante et le marché immobilier dynamique aident à réduire le nombre de propriétaires en difficulté financière », résume le cabinet.

Le nombre de délaissements y a fait écho. Ainsi, un total de 2064 actes de ce type ont été publiés au Registre foncier en 2018, en baisse de 19 % sur un an. S’ajoutent les ventes sous contrôle de justice, dont le nombre d’avis émis s’est établi à 1589 l’an dernier, soit un recul de 14 % par rapport à 2017.

Le marché immobilier

Ces statistiques ne témoignent pas nécessairement d’une amélioration de la santé financière des ménages. Mais la solidité de l’économie québécoise, combinée à un taux de chômage tombant à 5,5 % en décembre, vient atténuer l’impact du chômage, un marché du travail dynamique permettant une récupération rapide d’une perte d’emploi.

La bonne tenue du marché immobilier, avec ses prix en hausse et ses courts délais de vente, laisse également miroiter une vente rapide de la propriété lorsque les difficultés se présentent.

5,5%
Le taux de chômage en décembre, combiné à la solidité de l’économie québécoise, vient atténuer l’impact du chômage, un marché du travail dynamique permettant la récupération rapide d’une perte d’emploi.

Le cabinet spécialisé en analyse de données immobilières, passé aux mains d’Equifax Canada à la mi-décembre, souligne que cette conjoncture a plus que contrebalancé l’effet des relèvements des taux d’intérêt sur les ventes résidentielles et les finances des ménages. Il ne fait toutefois pas référence au resserrement des règles hypothécaires en vigueur depuis janvier 2018, dont l’impact se veut à plus long terme et qui devrait se traduire par un accroissement présumé de la qualité de l’emprunteur.