Allstream dit oui à MTS

Toronto — Les actionnaires d'Allstream ont donné leur accord hier à la prise de contrôle par Manitoba Telecom Services (MTS), ce qui donnera naissance à la troisième plus importante compagnie de téléphonie au pays, derrière Bell Canada et Telus.

Le regroupement des deux entreprises, dans le cadre d'une transaction évaluée à 1,7 milliard, doit encore recevoir l'aval de la Cour supérieure de l'Ontario.

Réunis en assemblée annuelle, les actionnaires d'Allstream, anciennement connue sous le nom d'AT&T Canada, ont voté en faveur de la fusion dans une proportion de 99,7 %. Le chef de la direction de MTS, Bill Fraser, a qualifié ce moment d'«historique» pour les deux entreprises, dont les revenus annuels combinés dépasseront les deux milliards. «Ensemble, Allstream et MTS forment une puissante entreprise de télécommunications d'envergure nationale.»

M. Fraser sera le président et chef de la direction de la nouvelle entreprise. John McLennan, qui occupe depuis quatre ans le poste de chef de la direction d'Allstream, se contentera d'un siège au conseil d'administration. M. McLennan a permis à Allstream de se restructurer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies l'année dernière. Au terme de ce processus, AT&T Canada est devenue Allstream, en plus de se délester de lourdes dettes.

Allstream a fait part hier d'un bénéfice net de 15,4 millions pour le premier trimestre qui a pris fin le 31 mars, en baisse par rapport aux profits de 16,3 millions du quatrième trimestre 2003. Au premier trimestre 2003, l'entreprise avait enregistré un bénéfice net de 229,8 millions, mais celui-ci comprenait un important gain non récurrent lié à la restructuration. Les revenus pour le premier trimestre 2004 ont atteint 297 millions, ce qui représente un recul par rapport aux 301,9 millions du quatrième trimestre et aux 353,3 millions du premier trimestre 2003.

Le président et chef de l'exploitation d'Allstream, John MacDonald, a dit aux analystes que la concurrence demeure intense et que le marché des télécommunications continue de souffrir d'une croissance nulle, voire d'une légère décroissance.