Perspectives - L'heure juste

Pour la plupart des gens, l'achat d'un véhicule neuf constitue la deuxième plus grosse dépense après l'acquisition d'une maison. C'est dire la responsabilité qui incombe aux chroniqueurs automobiles, qui ont le devoir de donner l'heure juste à leur lectorat (et/ou leur auditoire).

Si un critique de cinéma ou de théâtre est trop complaisant, il vous fera passer, dans le pire des cas, une mauvaise soirée. Et vous aurez la frustration d'avoir perdu une dizaine ou quelques dizaines de dollars. Lorsqu'un chroniqueur spécialisé se prononce sur la qualité d'un véhicule neuf, sa responsabilité est grande: si vous avez acheté, sur la foi de ses recommandations, une voiture avec laquelle vous vous retrouvez constamment chez le garagiste, vous allez grincer des dents longtemps... Et ce, peu importe le prix que vous avez déboursé pour votre auto neuve: si, par exemple, vous avez payé 20 000 $ et que votre salaire annuel est de 50 000 $, cela fait mal. Très mal. D'autant plus mal que la valeur d'un véhicule chute vertigineusement au cours de sa première année.

Les chroniqueurs de la section «Automobile» du Devoir entendent mettre l'accent sur les essais routiers, qui demeurent la meilleure façon de donner l'heure juste. Chaque mois, deux véhicules seront passés à la loupe. Les deux se compléteront: un nouveau modèle et un autre déjà commercialisé depuis quelques années; une berline de luxe et un modèle plus abordable; une sportive et une voiture économique... Il pourra également y avoir des cahiers thématiques, comme celui que nous préparons pour la semaine du Grand Prix du Canada, le mois prochain. Et conformément à la vision du Devoir, l'accent sera mis sur des aspects comme l'environnement, la sécurité et les droits des consommateurs. De nouveaux collaborateurs viendront d'ailleurs se joindre à ceux que vous connaissez déjà. Finalement, les passionnés auront droit à des reportages à teneur historique, comme celui que nous vous présentons ce mois-ci sur les muscle cars.

Bref, il y aura de tout pour tout le monde, mais avec une vision, une ligne directrice. Avant tout, ce sera de l'information, au sens le plus noble de ce mot.

En terminant, je lance l'invitation à nos lecteurs et lectrices de nous écrire pour nous faire part de leurs commentaires, de leurs suggestions et même de leurs frustrations! Notre rôle ne sera pas de jouer à l'ombudsman, mais bien de servir de courroie d'information. Quant à d'éventuelles suggestions, elles seront les bienvenues car elles constitueront une source d'inspiration. Pour reprendre l'expression d'un politicien bien connu, nous lançons la saison des idées, afin d'être en mesure de vous donner un cahier «Automobile» conforme tant à vos besoins qu'à vos désirs.

Bienvenue à bord!