Legault veut protéger SNC-Lavalin

Mercredi, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a reconnu en mêlée de presse à Québec que SNC-Lavalin était vulnérable à une prise de contrôle étrangère.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Mercredi, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a reconnu en mêlée de presse à Québec que SNC-Lavalin était vulnérable à une prise de contrôle étrangère.

Le premier ministre François Legault confirme que des institutions québécoises s’activent afin d’éviter que des intérêts étrangers prennent de contrôle du fleuron québécois de l’ingénierie SNC-Lavalin.

Mercredi, La Presse rapportait que, depuis le printemps dernier, la Caisse de dépôt et placement du Québec avait acheté pour près de 500 millions d’actions de la firme montréalaise, dont 200 millions dans les trois dernières semaines.

La participation du gestionnaire d’actif dans SNC frôle maintenant la barre des 20 %, comparativement à 14,9 % en mars. Au cours boursier actuel, la participation de la Caisse de dépôt dans SNC-Lavalin vaut un peu plus de 1,6 milliard.

Jeudi, le premier ministre Legault a affirmé en entrevue à la station radiophonique 98,5 FM de Montréal qu’il avait récemment rencontré à ce sujet le président-directeur général de la Caisse de dépôt et placement, Michael Sabia, en compagnie du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.

Mercredi, le ministre Fitzgibbon a reconnu en mêlée de presse à Québec que SNC-Lavalin était vulnérable à une prise de contrôle étrangère. Le premier ministre s’est quant à lui montré préoccupé par le fait que SNC-Lavalin n’a pas d’actionnaire de contrôle, alors que la firme, malgré sa profitabilité actuelle, demeure sous surveillance en raison de malversations de certains de ses anciens gestionnaires.

M. Legault soutient que plusieurs possibilités pourraient être retenues afin que SNC-Lavalin demeure une entreprise québécoise. En plus de la participation de la Caisse, il évoque la capacité d’intervention d’Investissement Québec. Il répète ne pas vouloir permettre le départ du Québec de grandes sociétés privées, comme ce fut le cas pour le quincaillier RONA, entre autres.