La Banque Royale engrange un profit record

Pour l’exercice 2018, la RBC a engrangé un bénéfice net de 12,4 milliards, ou 8,36$ par action, en hausse d’environ 8% par rapport à l’an dernier.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Pour l’exercice 2018, la RBC a engrangé un bénéfice net de 12,4 milliards, ou 8,36$ par action, en hausse d’environ 8% par rapport à l’an dernier.

La Banque Royale du Canada (RBC) a affiché une hausse de 15 % de ses bénéfices, notamment grâce à la hausse des taux d’intérêt et de la réforme fiscale aux États-Unis, en plus de clôturer son exercice en générant un profit record de 12,4 milliards.

Pour la période de trois mois terminée le 31 octobre, la banque torontoise a engrangé un bénéfice net de 3,25 milliards, alors que la performance a été au rendez-vous dans ses secteurs des services aux particuliers et aux entreprises, des marchés des capitaux, de la gestion de patrimoine ainsi que de l’assurance. « Même si la montée du protectionnisme et les risques géopolitiques ont créé de l’incertitude tout au long de l’année, nos résultats ont bénéficié de la hausse des taux, de la progression du produit intérieur brut et des [baisses d’impôt] américaines », a expliqué le président et chef de la direction de la RBC, Dave McKay, mercredi, au cours d’une conférence téléphonique avec les analystes.

Le bénéfice net par action de la banque au quatrième trimestre a été de 2,20 $, par rapport à 1,88 $ par action au quatrième trimestre l’an dernier. Abstraction faite des éléments non récurrents, la Banque Royale a affiché un bénéfice ajusté par action de 2,24 $, par rapport à 1,92 $ à la même période en 2017.

2,20$
Le bénéfice net par action de la Banque Royale au quatrième trimestre

La RBC était la deuxième banque canadienne à dévoiler ses résultats du quatrième trimestre de l’exercice 2018. Mardi, la Banque Scotia avait affiché un bénéfice net de 2,27 milliards lors du dernier trimestre de l’année financière, en hausse de 10 %. Pour l’exercice, le profit net de la Scotia a été de 8,72 milliards, en hausse de 5,8 % par rapport à 2017. La banque avait également annoncé qu’elle allait vendre ses activités bancaires dans neuf pays des Antilles et que d’autres transactions du genre étaient au menu l’an prochain.

De son côté, la RBC a plutôt indiqué qu’elle prévoyait des acquisitions aux États-Unis. Il s’agirait de transactions complémentaires afin d’accroître l’empreinte géographique du prêteur en territoire américain. Le grand patron de la Royale a ajouté qu’il y avait de la place pour générer de la croissance organique dans des marchés comme Boston, New York, Minneapolis ainsi qu’en Californie.

Pour l’exercice 2018, la RBC a engrangé un bénéfice net de 12,4 milliards, ou 8,36 $ par action, en hausse d’environ 8 % par rapport à l’an dernier.