Les prix grimpent chez Loblaw

<p>Loblaw, Sobeys et Metro ont tous prévenu que la hausse des prix des produits alimentaires était inévitable en raison des tarifs et des autres pressions sur les coûts avec lesquels leurs entreprises doivent composer.</p>
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne

Loblaw, Sobeys et Metro ont tous prévenu que la hausse des prix des produits alimentaires était inévitable en raison des tarifs et des autres pressions sur les coûts avec lesquels leurs entreprises doivent composer.

Le plus grand épicier au Canada a vu les prix des aliments augmenter au plus récent trimestre, notamment à cause d’une hausse de ses coûts, et la société a prédit que d’autres augmentations étaient probables.

« Nous constatons que les pressions sur les coûts se traduisent par une augmentation des prix de détail », a expliqué mercredi le chef de la direction des Compagnies Loblaw, Galen Weston. Le prix moyen des articles de la société, propriétaire de la bannière Provigo au Québec, a augmenté au troisième trimestre. Ces augmentations se situaient toutefois dans le bas de la fourchette attendue par la société, a précisé le patron de l’entreprise. La société prévoit que sa mesure interne de l’inflation alimentaire augmentera encore un peu au quatrième trimestre.

Loblaw, Sobeys et Metro ont tous prévenu que la hausse des prix des produits alimentaires était inévitable en raison des tarifs et des autres pressions sur les coûts auxquels leurs entreprises doivent composer.

Les prix plus élevés ainsi que l’augmentation du trafic ont permis à Loblaw d’augmenter les ventes de ses magasins ouverts depuis au moins un an au cours du troisième trimestre clos le 6 octobre. Ces ventes comparables ont ainsi grimpé de 0,9 %, tandis qu’elles ont progressé de 2,5 % dans la division des pharmacies, qui comprend la bannière Shopper’s Drug Mart (Pharmaprix au Québec). Le bénéfice de la société pour le troisième trimestre a toutefois chuté par rapport à l’année dernière, à 106 millions, ou 28 ¢ par action.

Les résultats comprenaient une charge de 367 millions liée à son ancienne filiale bancaire barbadienne, Glenhuron Bank. La Cour de l’impôt a statué, en se fondant sur une interprétation technique des lois applicables, que certains revenus touchés par Glenhuron devraient être imposés au Canada, a rappelé l’entreprise, qui fera appel de la décision. Les résultats du plus récent trimestre se comparaient à un bénéfice de 883 millions, ou 2,24 $ par action, un an auparavant. Le trimestre de l’an dernier avait cependant profité d’un gain de 432 millions tiré de la vente des activités de stations-service de Loblaw.

Les revenus ont totalisé 14,45 milliards, en hausse par rapport à 14,19 milliards l’an dernier.

En excluant les éléments non récurrents, Loblaw a réalisé un bénéfice ajusté de 562 millions, ou 1,49 $ par action, par rapport à un bénéfice ajusté de 549 millions, ou 1,39 $ par action, un an plus tôt.