La STM commande 153 voitures de métro AZUR de plus à Bombardier-Alstom

Le consortium Bombardier-Alstom fournira 153 voitures de métro AZUR additionnelles à la STM.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le consortium Bombardier-Alstom fournira 153 voitures de métro AZUR additionnelles à la STM.

Le consortium Bombardier-Alstom fournira 153 voitures de métro AZUR additionnelles à la Société de transport de Montréal (STM), soit 17 rames de neuf voitures.

La compagnie a précisé par voie de communiqué, lundi, que la valeur du contrat s’élève à 299 millions d’euros, soit 447,7 millions de dollars canadiens.

La part de Bombardier est évaluée à 281 millions de dollars canadiens et celle d’Alstom à 167 millions de dollars canadiens.

La majeure partie de la fabrication et la totalité de l’assemblage final de ces véhicules additionnels se feront à l’usine de Bombardier Transport à La Pocatière, dans le Bas-du-Fleuve. Tout comme dans la première phase du projet, Alstom fournira les bogies et les moteurs, ainsi que les systèmes de contrôle de train, de communication, d’information passagers, et de vidéosurveillance.

Près de 170 employés de Bombardier seront affectés à cette nouvelle commande, qui mettra aussi à contribution 70 employés de l’usine d’Alstom de Sorel-Tracy.

Bombardier-Alstom ajoute qu’« avec 60 % de contenu canadien, cette commande s’appuiera sur un réseau de plusieurs centaines de fournisseurs à travers le Québec ».

Le contrat pour les Azur n’empêchera pas le couperet chez Bombardier

Le nouveau contrat de 448 millions pour 153 nouvelles voitures Azur destinées au métro de Montréal n’empêchera pas le couperet de tomber à l’usine de Bombardier située à La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent.

D’ici la fin février, environ 100 travailleurs devraient être affectés par des mises à pied, ce qui est néanmoins inférieur au chiffre de 250 évoqué en août dernier alors que le carnet de commandes était mince.

Au terme de ce processus, le site de La Pocatière — dont l’avenir était incertain en l’absence de nouveaux contrats — devrait compter environ 500 salariés.

Le contrat octroyé au consortium formé par Bombardier et Alstom, qui comprend un seuil minimal de contenu local de 60 %, prévoit la livraison, à compter du printemps 2020, de 17 rames de neuf voitures visant à remplacer les voitures de métro MR-73.

Cela s’ajoute aux 468 voitures Azur, qui achèvent d’être livrées dans le cadre de ce contrat de 1,2 milliard qui avait été décroché par le consortium en 2010.

Des questions
De nombreuses questions sont soulevées à l’égard de l’usine de La Pocatière alors que les seuils élevés en matière de contenu local continuent de grimper aux États-Unis, pendant que le con­traire semble survenir au Québec ainsi qu’au Canada.

Le président de la division des Amériques de Bombardier Transport, Benoît Brossoit, a prévenu qu’il ne s’attend pas à revoir un niveau de 60 % de sitôt.

« Il est de plus en plus complexe et difficile de justifier la réalisation de travail au Canada et au Québec lorsque les seuils jouent contre nous. »

Dans des appels d’offres pour la construction du Réseau express métropolitain, la Caisse de dépôt et placement du Québec n’avait exigé aucun seuil minimal de contenu local.

La multinationale québécoise a été coiffée par un consortium formé par Alstom et SNC-Lavalin. Également, VIA Rail n’exige pas de seuil minimum de contenu local dans le cadre du renouvellement de son parc de locomotives et de wagons pour le corridor ferroviaire entre Québec et Windsor.