Wall Street, soulagée de l’issue des élections, démarre en hausse

Au lendemain de ces élections, les marchés semblent se satisfaire d’un Congrès divisé.
Photo: Bryan R. Smith Archives Agence France-Presse Au lendemain de ces élections, les marchés semblent se satisfaire d’un Congrès divisé.

Wall Street a démarré en confortable hausse mercredi, soulagée de l’issue du scrutin de mi-mandat américain malgré la perspective de blocage qu’implique un Congrès divisé.

Vers 14 h 45 GMT, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, gagnait 0,93 %, à 25.874,10 points.

L’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, avançait de 1,20 %, à 7.464,65 points.

L’indice élargi S P 500 s’appréciait de 1,11 %, à 2.785,94 points.

L’attentisme avait dominé la séance de mardi à la veille de ces élections, caractérisée par un volume d’échanges en forte baisse par rapport aux précédentes séances : le Dow Jones avait pris 0,68 % et le Nasdaq 0,64 %.

Quasiment deux ans après la victoire-choc du novice en politique Donald Trump à l’élection présidentielle, il n’y a pas eu la « vague » anti-Trump longtemps crainte au parti républicain.

Au lendemain de ces élections, qui ont finalement vu la chambre des Représentants basculer du côté démocrate mais le Sénat rester républicain, « les marchés semblent se satisfaire d’un Congrès divisé », a observé Phil Davis, de PSW Investments, une hypothèse sur laquelle la plupart des observateurs du marché avaient tablé.

La question des implications économiques et financières de ce scrutin occupait alors une place centrale dans leurs commentaires.

« Un Congrès partagé a historiquement été favorable au marché des actions et nous pensons assister à la même tendance cette fois », ont estimé les analystes de Deutsche Bank, rappelant que la perspective de blocage n’est pas forcément perçue négativement à Wall Street.

Au plan économique, les analystes de Fidelity anticipent même la possibilité d'« un nouvel élan [donné] à la croissance intérieure en 2019 » à travers la perspective d’un accord bipartisan sur un plan de dépenses sur les infrastructures, pouvant soutenir l’emploi et les salaires dans le pays.

D’autres sont toutefois plus réservés sur l’impasse qui se profile dans le paysage politique.

« Nous nous attendons à un Congrès encore plus dysfonctionnel, si c’était encore possible », ont souligné les analystes de Berenberg.

Cette situation « mènera à davantage de blocages dans le processus budgétaire et des risques accrus de + shutdown + », la fermeture des administrations en raison d’un assèchement soudain des financements, ont-ils ajouté.

En tout état de cause, les mois suivant les élections de mi-mandat sont généralement positifs pour les marchés.

L’indice S P 500, qui regroupe les 500 plus grosses entreprises cotées aux États unis, a en moyenne progressé de 13,8 % sur l’année qui a suivi ces élections depuis 1926, a récemment calculé Wells Fargo.

Sur le marché obligataire, le taux de la dette à 10 ans des États-Unis reculait à 3,194 %, contre 3,228 % mardi soir, et celui de la dette à 30 ans à 3,398 %, contre 3,443 % la veille.