Facebook confirme le ralentissement de sa croissance

La progression sur un an de Facebook a été de 9% au troisième trimestre, contre 31% au deuxième, ce qui témoigne d’une baisse de régime.
Photo: Marcio Jose Sanchez Associated Press La progression sur un an de Facebook a été de 9% au troisième trimestre, contre 31% au deuxième, ce qui témoigne d’une baisse de régime.

En Bourse, Facebook soufflait le chaud et le froid mardi dans l’après-séance. La croissance de son chiffre d’affaires déçoit, mais celle de son bénéfice reçoit les applaudissements.

Très attendus, les résultats de Facebook au troisième trimestre ont suscité l’hésitation chez des boursicoteurs déjà secoués par la contre-performance récente des FANG sur Wall Street. Le réseau social a comptabilisé un bénéfice net supérieur aux attentes au troisième trimestre clos le 30 septembre, mais une croissance de ses utilisateurs et d’un chiffre d’affaires inférieure au consensus. L’action, qui a terminé la séance régulière en hausse de 2,9 %, plongeait de plus de 5 % après la cloche en premières réactions, pour repartir à la hausse et avancer de 3 %.

En résumé, le marché retenait que Facebook parvenait à contrôler ses coûts plus efficacement que ne l’anticipaient certains, malgré une injection massive dans la protection des données personnelles de ses utilisateurs et la sécurisation de son réseau.

Son bénéfice net a grimpé à 5,14 milliards, ou 1,76 $US par action, contre 4,7 milliards ou 1,59 $US un an plus tôt. Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice à 1,48 $US l’action. La progression sur un an a été de 9 % au troisième trimestre, contre 31 % au deuxième, ce qui témoigne d’une baisse de régime. Les utilisateurs mensuels actifs s’établissent à 2,27 milliards alors que les analystes en attendaient 2,29. Même déception pour le chiffre d’affaires, qui ressort à 13,73 milliards (+33 %), contre un consensus de 13,78 milliards, peut-on lire dans un texte de l’agence Reuters. Autre signe de décélération, la poussée des revenus sur un an au deuxième trimestre avait été de 42 %.

Il faut se rappeler que les résultats du deuxième trimestre, malgré leur solidité apparente, avaient provoqué une chute marquée du cours de l’action au lendemain de leur publication, Facebook voyant alors, du coup, sa capitalisation boursière chuter de 120 milliards en une seule séance.

Amazon avait goûté, avant Facebook, au désaveu soudain de Wall Street. Le géant de la vente en ligne voyait pourtant son bénéfice net exploser au troisième trimestre, mais les investisseurs retenaient plutôt ses prévisions pour les Fêtes, qualifiées de décevantes. Depuis le jour de l’annonce de ses résultats jeudi dernier, l’action d’Amazon est en recul de 14 %.

En fait, c’est tout le quatuor FANG (pour Facebook, Amazon, Netflix et Google (Alphabet)) qui perd du lustre en Bourse, amplifiant la volatilité généralisée des cours. Leurs actions affichent des reculs oscillant entre 14 et 24 % depuis un mois. Reuters nous rappelle que la capitalisation cumulée du groupe a fondu de près du quart, passant de 2500 milliards à son pic de juillet à 1930 milliards lundi.