Le gouvernement doit soutenir le secteur de l’énergie, dit la RBC

Une récente étude publiée par la RBC laisse entendre que les gouvernements canadiens pourraient recueillir 195 milliards de plus en revenus d’ici 2030 s’ils optaient pour un bon programme de développement du secteur de l’énergie.
Photo: Frank Gunn La Presse canadienne Une récente étude publiée par la RBC laisse entendre que les gouvernements canadiens pourraient recueillir 195 milliards de plus en revenus d’ici 2030 s’ils optaient pour un bon programme de développement du secteur de l’énergie.

Le président et chef de la direction de la Banque Royale du Canada (RBC) a affirmé, vendredi, que l’industrie du pétrole et du gaz naturel devrait fournir des milliards de dollars en nouveaux revenus à Ottawa ainsi qu’aux gouvernements provinciaux et territoriaux au cours de la prochaine décennie en répondant à la demande grandissante en énergie, mais qu’elle ne pourrait pas réussir sans du soutien.

Dave McKay, qui a déjà réprimandé Ottawa pour son manque de compétitivité sur le plan fiscal par rapport aux États-Unis, a révélé qu’une récente étude publiée par la RBC laissait entendre que les gouvernements canadiens pourraient recueillir 195 milliards de plus en revenus d’ici 2030 s’ils optaient pour un bon programme de développement du secteur de l’énergie. Il a ajouté qu’avec du soutien pour faire progresser les technologies, l’industrie pourrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’un tiers durant la même période.

Dans un discours devant un public gagné d’avance dans le centre-ville de Calgary, M. McKay a déclaré qu’il était en faveur de la taxe sur le carbone si elle pouvait aider l’industrie à trouver de nouvelles manières de diminuer ses émissions. Le patron de la RBC a toutefois refusé plus tard de répondre aux journalistes qui lui demandaient son opinion sur le plan du fédéral annoncé cette semaine de remettre 90 % des revenus générés par la taxe sur le carbone aux particuliers par le biais de réductions d’impôts et de partager le reste entre les petites entreprises, les universités, les écoles et les hôpitaux.

« Si nous sommes en faveur de la tarification du carbone sans impact sur les revenus, nous nous inquiétons qu’une trop grande partie de cet argent passe dans les dépenses générales du gouvernement plutôt que d’être investie dans la production d’énergie plus propre et plus concurrentielle », a ajouté M. McKay durant son allocution.