Forêt durable: «on va manquer de monde avant de manquer de bois»

Le Collectif pour une forêt durable réunit 60 partenaires, dont des entreprises et des organisations syndicales.
Photo: iStock Le Collectif pour une forêt durable réunit 60 partenaires, dont des entreprises et des organisations syndicales.

Alors que le Collectif pour une forêt durable accueille une dizaine de nouveaux partenaires, il prévoit que l’industrie forestière va manquer de travailleurs avant de manquer de bois.

Le Collectif pour une forêt durable a célébré son premier anniversaire, vendredi à Montréal, en réunissant ses 60 partenaires, provenant des entreprises, des organisations syndicales, des établissements d’enseignement collégial et universitaire, de groupes environnementaux, de fonds de travailleurs, du milieu municipal ainsi que de la recherche et développement.

Les membres du collectif croient avoir fait un bon bout de chemin pour changer les mentalités en ce qui a trait à la forêt, à l’utilisation durable du bois, à la promotion de la construction en bois, mais admettent qu’il reste du travail à faire. « C’est un travail du Collectif. Lorsque tu vis en ville et que tu vois couper des arbres, souvent c’est la fin de l’arbre pour bien des gens. Mais en région, lorsqu’on coupe un arbre, on sait que 80 % des arbres vont pousser naturellement et qu’en plus, on plante plus d’arbres qu’il y en avait avant », a expliqué Denis Lebel, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec.

La question de la main-d’oeuvre dans cette industrie se pose, dans un contexte de pénurie globale de main-d’oeuvre. « On va manquer de monde avant de manquer de bois. Notre principal défi aujourd’hui, c’est celui de la main-d’oeuvre, non seulement en termes de qualité — ça prend des opérateurs, des ingénieurs — ça prend aussi des bras et des jambes en quantité », a imagé M. Lebel.

Il s’agit pourtant d’emplois bien rémunérés, ont fait valoir les présidents de centrales syndicales. Le président de la CSD, Luc Vachon, a noté que 60 000 personnes travaillent directement dans cette industrie et 150 000 si l’on compte les emplois indirects et induits. Quelque 15 000 postes seront à pourvoir au cours des prochaines années, a noté M. Vachon.