La réforme de l’OMC sera discutée à Ottawa

Ni les États-Unis ni la Chine ne seront présents mercredi lorsque 13 pays seront réunis à Ottawa pour discuter de la meilleure façon d’adapter l’OMC au XXIe siècle.
Photo: Kenzo Tribouillard Agence France-Presse Ni les États-Unis ni la Chine ne seront présents mercredi lorsque 13 pays seront réunis à Ottawa pour discuter de la meilleure façon d’adapter l’OMC au XXIe siècle.

Cette semaine, à Ottawa, la réunion de deux jours sur la meilleure façon d’accélérer la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) aura autant à voir avec Donald Trump, les guerres commerciales mondiales et les milliers réfugiés tentant de se frayer un chemin vers les États-Unis qu’avec des plénières, l’approvisionnement et la propriété intellectuelle.

À l’instar de l’ordre international fondé sur des règles qu’elle représente, l’OMC — une institution longtemps dénigrée pour sa lourdeur et sa lenteur — est assiégée par le gouvernement Trump, qui ne cache pas son mépris pour les conventions commerciales internationales.

Les États-Unis ont ouvertement bloqué la nomination de nouveaux juges au mécanisme de règlement des différends de l’OMC, appelé organe d’appel, une tactique qui menace de paralyser l’organisation et de l’empêcher de prendre des décisions. « L’impasse dans laquelle se trouvent les membres de l’organe d’appel risque de mettre un terme à tout le système de règlement des différends », prévient un document de discussion canadien de huit pages obtenu par La Presse Canadienne.

C’est en grande partie la raison pour laquelle ni les États-Unis ni la Chine, l’autre éléphant commercial du monde et la principale source de préoccupation des États-Unis pour le commerce, ne seront pas dans la salle, mercredi, lorsque 13 pays, dont le Canada, seront réunis à Ottawa pour discuter de la meilleure façon d’adapter l’OMC au XXIe siècle.

Stephen de Boer, l’ambassadeur du Canada et son représentant permanent auprès de l’OMC, a déclaré que le sommet de cette semaine sera axé sur trois thèmes principaux : la sauvegarde et le renforcement du système de règlement des différends, l’amélioration de l’efficience et de l’efficacité de la fonction de surveillance de l’OMC et la modernisation des règles pour le XXIe siècle.