Laval, pour sortir des sentiers battus

Mélanie Gagné Collaboration spéciale
La création de lieux attrayants, comme le centre de surf intérieur Maeva Surf, le Centropolis ou encore le centre de simulation de chute libre SkyVenture Laval-Montréal (notre photo), contribue à donner l’envie aux congressistes et aux familles de planifier un séjour dans la ville voisine de Montréal, selon Tourisme Laval.
Photo: Tourisme Laval La création de lieux attrayants, comme le centre de surf intérieur Maeva Surf, le Centropolis ou encore le centre de simulation de chute libre SkyVenture Laval-Montréal (notre photo), contribue à donner l’envie aux congressistes et aux familles de planifier un séjour dans la ville voisine de Montréal, selon Tourisme Laval.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Savoir-faire, innovation, créativité, autant d’éléments qui inspirent Tourisme Laval et ses partenaires pour époustoufler leur clientèle d’affaires en quête de moments inoubliables.

Un plateau de canapés fixé à un ballon qui descend du plafond comme une montgolfière, l’impression de manger dans trois villes du monde comme New York, Paris et Laval, en un seul souper grâce à des projections sur écrans géants, du personnel qui change d’uniforme… Ce ne sont que quelques exemples de ce que l’équipe de l’hôtel Sheraton Laval est prête à faire pour en mettre plein les sens aux congressistes qu’elle accueille.

« Quand une personne se fait dire que sa demande n’est pas possible, à partir de ce moment-là, nous, on fait tout pour la réaliser, affirme Yanick Pazzi, directeur général de l’établissement. La limite, c’est le budget des gens, mais pour nous, il n’y a rien d’impossible ! »

Dynamiser les événements

M. Pazzi partage cette volonté de dépassement avec Tourisme Laval et ses partenaires. Tous travaillent en concertation pour analyser et comprendre la clientèle d’affaires, de même que pour inventer des façons créatives de répondre à ses besoins. Geneviève Roy, présidente-directrice générale de Tourisme Laval, soutient que la collaboration entre les entreprises organisatrices de réunions et de congrès ainsi que les entreprises du milieu de la création est de plus en plus observée. « Les entreprises, lorsqu’elles organisent leurs événements, elles doivent les ludifier, les festivaliser, les rendre plus dynamiques, plus attractifs, affirme Mme Roy. Nous, on a décidé de monter nos offres atypiques pour être à l’avant-garde. Le Réseau de veille en tourisme souligne très fortement cette tendance de festivalisation des événements. Nos outils sont orientés là-dessus. »

Les statistiques de 2017 de Tourisme Laval montrent que le créneau développé est prometteur. « L’an dernier, on a accueilli 201 congrès et événements qui ont généré 10 millions de retombées économiques des congressistes. En 2013, on avait 113 congrès et événements. C’est une croissance de 54,6 % depuis les cinq dernières années », déclare Mme Roy.

L’ATR de Laval et ses partenaires ont compris que le taux de participation est primordial pour les organisateurs de congrès. Capter l’attention des congressistes, susciter leur intérêt, faire en sorte qu’il y ait un bon achalandage, tous ces défis poussent Geneviève Roy et ses partenaires à se réinventer. « C’est pour cette raison que nous voulons toujours être à l’avant-garde. » L’originalité et le plaisir constituent de bons atouts pour convaincre le public de participer à un événement d’affaires, fait valoir Yanick Pazzi : « Aujourd’hui, les gens ont de moins en moins de temps pour organiser, mais ils veulent époustoufler tout en étant dans un endroit qui peut être conventionnel, mais avec une exécution qui va être différente de ce que nous sommes habitués de voir. On devient alors accompagnateur, on devient partenaire au lieu d’être simplement le fournisseur de services pour l’événement. »

L’importance de la destination

Selon Geneviève Roy, la destination est le premier critère de sélection des planificateurs d’événements. Ils choisissent une ville en fonction de ce qu’elle offre globalement, en dehors des réunions. « C’est ainsi depuis 2016 », affirme-t-elle. Les questions qu’ils se posent sont, continue-t-elle, « à quel hôtel je m’en vais, quel centre de congrès, quel type de réception, mais qu’est-ce qu’il y a à faire aussi autour, qu’est-ce qu’il y a d’autre » ?

Jumeler les déplacements professionnels de même que les voyages d’affaires aux activités et services offerts par les intervenants du domaine du voyage d’agrément fait justement partie de la définition du tourisme d’affaires proposée par l’Association des professionnels du congrès du Québec.

Tourisme Laval répertorie 81 façons de s’amuser sur son site Web. Cette abondance d’activités est intéressante pour la clientèle d’affaires, mais aussi pour les familles. En plus de conserver son expertise en tourisme d’affaires, Tourisme Laval se consacre aussi en parts égales au tourisme d’agrément. La création de lieux attrayants, comme le centre de surf intérieur Maeva Surf, le Centropolis ou encore le centre de simulation de chute libre SkyVenture Laval-Montréal contribue à donner l’envie aux congressistes et aux familles de planifier un séjour dans la ville voisine de Montréal. Il est possible, par exemple, d’organiser une conférence au Cosmodôme, dans une salle qui abrite une reproduction de navette spatiale. Après une journée de réunion, Maeva Surf peut accueillir un groupe qui aimerait surfer en privé. Les possibilités sont multiples.

Les gens d’affaires visitent Laval depuis 30 ans. Tourisme Laval a été fondé en 1988 et s’est d’entrée de jeu donné pour mandat de développer le tourisme d’affaires. Aujourd’hui, la ville propose 25 lieux de réunions et congrès, 1500 chambres d’hôtel, six événements atypiques. Des organisations de tous les milieux choisissent Laval pour tenir leurs événements : milieu sportif, de la santé, immobilier, juridique, etc.

Et si Laval attire toutes les générations, elle séduit de plus en plus les jeunes adultes, selon le d.g. du Sheraton Laval. « On a des clients de tous âges, mais de plus en plus de millénariaux, affirme Yanick Pazzi. Ce qui nous bouscule aussi. Parce que pour eux, rien ne les empêche de rêver. C’est une grande force. Ils ne recherchent pas le traditionnel. Souvent, ça prend un petit côté branché et de la flexibilité. »