Donald Trump fait l’éloge d’un «accord historique pour les États-Unis»

Le président américain Donald Trump
Photo: Pablo Martinez Monsivais Associated Press Le président américain Donald Trump
Le président américain, Donald Trump, a fait l'éloge, lundi matin dans le cadre d’une conférence de presse, du nouvel accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique (AEUMC), le qualifiant de l'accord « le plus important de l’histoire américaine » et le plus avancé dans le monde.

«C’est une nouvelle historique pour notre nation et même pour le monde entier », a lancé le président dans son style habituel. Il a ensuite salué le premier ministre canadien, disant avoir pour lui « le plus grand respect ».

M. Trump a dit qu’il signerait l’entente d’ici la fin du mois de novembre. Le texte sera ensuite envoyé au Congrès américain pour son approbation.

On en saura davantage sur le contenu de cet accord lundi midi, alors que Justin Trudeau tiendra une conférence de presse avec sa ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland. Un appel avec les premiers ministres provinciaux précédera cette rencontre avec les médias.

Le premier ministre du Canada avait signalé à de nombreuses reprises qu’il maintiendrait le système de gestion de l’offre, sans jamais s’engager à le protéger dans son intégralité. Le président des États-Unis, Donald Trump, avait exigé son démantèlement à maintes reprises.

Le régime se trouve, une nouvelle fois, fragilisé par un traité de libre-échange, après l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) et l’accord entre le Canada et l’Union européenne.

L’affaire promet de faire grand bruit au Québec, lundi, jour d’élection. Pendant la campagne électorale, les chefs des quatre principaux partis avaient affiché un front uni en faveur du maintien du système de gestion de l’offre.

Accord in extremis
Les négociations de l’ALENA, rebaptisé l’AEUMC à l’aboutissement du processus, ont connu leur aboutissement à la dernière minute, dimanche soir, soit quelques heures avant la date limite du 1er octobre, fixée par les États-Unis.

Dans une déclaration commune publiée dimanche soir, la ministre Freeland et le représentant au Commerce des États-Unis, Robert Lighthizer, ont plaidé que l’entente « donnera lieu à des marchés plus libres, à un commerce plus équitable et à une croissance économique solide ».

Ils ont ajouté que l’accord « renforcera la classe moyenne et créera de bons emplois bien rémunérés ainsi que de nouvelles opportunités pour près de 500 millions de personnes qui vivent en Amérique du Nord ».