ALENA: les négociations achoppent sur le lait, répète Larry Kudlow

«Je pense que les États-Unis préféreraient conclure un accord commercial avec le Canada, mais il faut que ce soit une bonne affaire, non? Et le mot qui continue de bloquer l’accord est : l-a-i-t, d’accord ?» a déclaré Larry Kudlow sur les ondes de la chaîne Fox Business News.
Photo: Andrew Harnik Associated Press «Je pense que les États-Unis préféreraient conclure un accord commercial avec le Canada, mais il faut que ce soit une bonne affaire, non? Et le mot qui continue de bloquer l’accord est : l-a-i-t, d’accord ?» a déclaré Larry Kudlow sur les ondes de la chaîne Fox Business News.

Alors que les négociations se poursuivaient vendredi, à Washington, pour renouveler l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), un proche conseiller économique du gouvernement Trump a confirmé que le principal obstacle demeure la question épineuse de l’accès des Américains au marché canadien des produits laitiers.

Larry Kudlow, directeur du Conseil économique national, l’a expliqué dans des termes on ne peut plus clairs, dans une entrevue à la télévision diffusée une heure avant que la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, ne rencontre une nouvelle fois son homologue américain, Robert Lighthizer.

« Je pense que les États-Unis préféreraient conclure un accord commercial avec le Canada, mais il faut que ce soit une bonne affaire, non ? Et le mot qui continue de bloquer l’accord est : l-a-i-t, d’accord ? » a déclaré M. Kudlow sur les ondes de la chaîne Fox Business News. « Je dis simplement [aux Canadiens] : “Lâchez du lest. Lait, produits laitiers : laissez tomber les barrières, donnez une chance à nos agriculteurs, et nous pourrons nous entendre sur d’autres choses.” […] Je dirai simplement que Bob Lighthizer fait un excellent travail et que le président est derrière lui. »

Aide d’Ottawa dans l’acier

Mme Freeland se fait toutefois avare de commentaires — M. Lighthizer et elle ont convenu de ne pas négocier en public. Mais à l’issue de sa plus récente rencontre avec M. Lighthizer, vendredi après-midi, elle a déclaré que les pourparlers sont maintenant entrés dans une phase « très intense » de « négociations continues ». Les hauts fonctionnaires se réunissent « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », a-t-elle dit, et « lorsqu’une question doit être transmise au niveau ministériel, l’ambassadeur Lighthizer et moi nous nous rencontrons ». Elle a ajouté que « les deux parties font preuve de bonne volonté et de bonne foi », et que « l’atmosphère continue d’être constructive ».

Par ailleurs, le ministre du Développement économique, Navdeep Bains, a indiqué vendredi que le gouvernement prévoyait de prendre dans les prochaines semaines une décision sur d’éventuelles mesures de protection contre le dumping d’acier. S’exprimant lors d’un sommet sur l’industrie sidérurgique à Hamilton, en Ontario, M. Bains a indiqué que le gouvernement examinait les données et les commentaires reçus lors des récentes consultations sur la façon de protéger l’industrie contre le risque d’importations d’acier peu coûteuses, qui ont augmenté depuis que les États-Unis ont imposé des tarifs sur l’acier et l’aluminium étrangers, plus tôt cette année.

Le ministre Bains affirme que le gouvernement veut agir rapidement pour contrer ce risque, tout en se préparant à déployer une aide financière de 2 milliards annoncée fin juin.

Les États-Unis imposent depuis le 1er juin des tarifs sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada. Ceux-ci sont de 25 % pour l’acier et de 10 % pour l’aluminium.