Nike joue gros

New York — En choisissant pour visage Colin Kaepernick, footballeur américain devenu militant contre les violences policières à l’encontre des Noirs, Nike cible les jeunes jugés plus sensibles aux inégalités sociales, un geste audacieux qui pourrait lui coûter cher à court terme, mais rapporter gros à long terme. Depuis la révélation lundi que Colin Kaepernick était un des ambassadeurs de la campagne publicitaire fêtant les trente ans du célèbre mot d’ordre « Just do it », les appels au boycottage des produits Nike se sont multipliés sur les réseaux sociaux, accompagnés d’images de clients brûlant leurs chaussures ou vêtements Nike. En Bourse, le titre a perdu 3,2 % mardi, les investisseurs redoutant que les bénéfices du groupe pâtissent de cette controverse.