La Scotia applaudit à l’entente États-Unis–Mexique

Les coûts liés aux acquisitions internationales ont fait reculer le bénéfice de la Banque Scotia au troisième trimestre à 1,94 milliard.
Photo: Robert MacPherson Agence France-Presse Les coûts liés aux acquisitions internationales ont fait reculer le bénéfice de la Banque Scotia au troisième trimestre à 1,94 milliard.

Le chef de la direction de la Banque Scotia estime que la percée de cette semaine dans les négociations commerciales entre les États-Unis et le Mexique est positive pour la banque.

« Que le Mexique et les États-Unis parviennent à un accord est un développement très positif. En tant qu’organisation, nous croyons en la libre circulation des personnes et des biens sur les marchés et nous attendons avec impatience la prochaine étape des négociations », a affirmé le chef de la direction, Brian Porter, lors d’une conférence téléphonique à la suite de la publication des résultats du troisième trimestre de la banque. Il a ajouté que les activités bancaires mexicaines de la Banque Scotia avaient connu une performance exceptionnelle au deuxième trimestre et que le Chili, où la Banque Scotia détient maintenant la troisième plus grande banque, devrait connaître une croissance de 4 % de son PIB.

Les coûts liés aux acquisitions internationales — principalement une provision de 320 millions pour les pertes de crédit acquises — ont fait reculer le bénéfice de la Banque Scotia au troisième trimestre à 1,94 milliard. La provision d’ensemble pour les pertes sur créances est passée à 943 millions, contre 573 millions il y a un an. Cela a été en partie contrebalancé par une diminution de la provision au Canada. Le secteur bancaire canadien a réduit sa provision pour pertes sur prêts à 181 millions pour le trimestre clos le 31 juillet, en baisse par rapport aux 224 millions du troisième trimestre de 2017.

La Banque Scotia a indiqué que son bénéfice au troisième trimestre s’élevait à 1,55 $ par action, en baisse par rapport à celui de 2,1 milliards, ou 1,66 $ par action, de la même période l’an dernier. Le bénéfice ajusté de la banque, qui excluait les éléments liés aux acquisitions, était de 2,26 milliards, ou 1,76 $ par action, au cours du trimestre, contre 2,12 milliards, ou 1,68 $ par action, un an auparavant.

La division internationale de la Banque Scotia a enregistré une croissance supérieure à 10 % de ses prêts et de ses bénéfices dans les pays de l’Alliance du Pacifique — le Mexique, le Pérou, le Chili et la Colombie — ainsi qu’une solide qualité du crédit, a indiqué M. Porter aux analystes. Dans l’ensemble, les activités des services bancaires aux particuliers et aux entreprises de la Banque Scotia, qui génèrent 80 % de ses profits totaux, ont affiché une forte croissance et de meilleurs rendements.

Par ailleurs, la Banque Scotia a annoncé mardi que son dividende trimestriel augmenterait de 3 ¢ à 85 ¢ par action, payable le 29 octobre aux actionnaires inscrits en date du 2 octobre.