Les activités américaines de la BMO alimentent ses profits

À l’instar des autres grandes banques canadiennes, la Banque de Montréal est à la recherche d’occasions de croissance dans un climat économique robuste américain.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne À l’instar des autres grandes banques canadiennes, la Banque de Montréal est à la recherche d’occasions de croissance dans un climat économique robuste américain.

L’expansion de la Banque de Montréal au sud de la frontière semble porter ses fruits, car ses activités aux États-Unis ont stimulé ses résultats du troisième trimestre.

Les contributions du secteur américain ont atteint 28 % du profit de la banque cette année, a souligné le chef de la direction de la banque, Darryl White, par rapport à 24 % en 2017. « Cette performance témoigne de la solide réputation et de la confiance que nous avons sur le marché américain », a-t-il fait valoir mardi, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

À l’instar des autres grandes banques canadiennes, la Banque de Montréal est à la recherche d’occasions de croissance dans un climat économique robuste au sud de la frontière. M. White dit avoir observé un exode d’investissement du Canada vers les États-Unis à la suite de réformes fiscales et d’autres facteurs aux États-Unis. Les activités de la Banque de Montréal aux États-Unis ont apporté 1,43 milliard au résultat net de 2017, et le secteur américain dans son ensemble a livré une croissance annuelle composée de 12 % au cours des deux dernières années.

La banque a engrangé 1,54 milliard pour le trimestre terminé le 31 juillet, un profit en hausse par rapport à celui de 1,39 milliard du même trimestre l’an dernier. Le bénéfice trimestriel s’est élevé à 2,31 $ par action, en hausse par rapport à 2,05 $ par action un an plus tôt. Sur une base ajustée, la Banque de Montréal a affiché un bénéfice de 1,57 milliard, ou 2,36 $ par action, au cours de son dernier trimestre, en hausse par rapport à 1,37 milliard, ou 2,03 $ par action, un an auparavant.

1,54 milliard
Le profit engrangé par la BMO pour le trimestre terminé le 31 juillet

Les analystes s’attendaient à ce que la banque gagne 2,26 $ par action pour le trimestre, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

La banque a bénéficié d’une contribution particulièrement importante de la part de sa division américaine et de ses activités commerciales des deux côtés de la frontière, a affirmé M. White. Les services bancaires personnels et commerciaux au Canada ont généré 642 millions pour le trimestre, en hausse de 29 millions par rapport à l’an dernier. Par ailleurs, les services bancaires personnels et commerciaux aux États-Unis ont généré 364 millions, en hausse de 96 millions par rapport à la même période l’année dernière.

Le secteur de la gestion de patrimoine de la banque a dégagé un bénéfice de 291 millions, en hausse de 22 millions par rapport à au même trimestre en 2017.

La division des services aux entreprises de la Banque de Montréal a perdu 62 millions pour le trimestre, ce qui se compare à une perte de 44 millions un an plus tôt.

La provision totale pour pertes sur prêts de la banque s’élevait à 186 millions, soit une augmentation de 60 millions par rapport à l’année précédente.

La Banque de Montréal a également annoncé mardi que Craig Broderick, ancien chef de la gestion des risques de Goldman Sachs Group, a rejoint son conseil d’administration. M. Broderick a pris sa retraite de Goldman Sachs en janvier.