Le plan de Québec bien accueilli par les entreprises

Le Conseil du patronat du Québec et les Manufacturiers et Exportateurs du Québec se réjouissent du plan d'aide aux entreprises annoncé par le gouvernement mercredi.
Photo: Stephen B. Morton Archives Associated Press Le Conseil du patronat du Québec et les Manufacturiers et Exportateurs du Québec se réjouissent du plan d'aide aux entreprises annoncé par le gouvernement mercredi.

Le plan d’aide de Québec aux entreprises touchées par le protectionnisme américain est bien reçu par les principales intéressées.

« C’est une très bonne nouvelle. On y retrouve les principales mesures qu’on avait demandées », a déclaré en entretien téléphonique au Devoir la présidente-directrice générale des Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Véronique Proulx, après le dévoilement du plan d’aide de plus de 860 millions sur cinq ans mercredi.

On est notamment content que le gouvernement ait choisi d’avoir largement recours à des crédits d’impôt et à d’autres congés de cotisation. « C’est une façon simple et efficace de mettre en place une aide rapide et facile à appliquer », note Véronique Proulx.

L’appui offert à l’investissement est particulièrement bienvenu, poursuit-elle, dans un contexte où les tarifs douaniers américains et l’incertitude entourant la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) incitent les entreprises québécoises à remettre à plus tard leurs projets de développement et de modernisation ou, pire, à les réaliser aux États-Unis plutôt qu’au Québec.

La représentante des manufacturiers se réjouit aussi des mesures d’encouragement à la diversification des marchés d’exportation à l’étranger, mais aussi dans le reste du Canada. « C’est moins vrai pour les plus grandes entreprises, mais les PME sont encore portées à uniquement regarder du côté des États-Unis. »

Approche globale

On obtenait le même son de cloche du côté du Conseil du patronat du Québec (CPQ). « Les mesures annoncées garderont notre environnement d’affaires compétitif et attrayant tout en favorisant la diversification des marchés devenus nécessaire en raison des relations tendues avec notre voisin du sud », a déclaré par communiqué son président-directeur général, Yves-Thomas Dorval. Disant lui aussi avoir été entendu par le gouvernement de Philippe Couillard, le CPQ se félicite notamment que ce dernier ait reconnu « l’importance de mettre en place une approche globale incluant des mesures complémentaires vouées au maintien de la profitabilité des entreprises, au soutien à l’investissement, à la formation et à la diversification des marchés ».

Véronique Proulx ne craint pas que les mesures annoncées mercredi soient abandonnées en cas de défaite du Parti libéral aux prochaines élections québécoises. « Certaines mesures seront peut-être révisées, mais les principaux partis conviennent tous de la nécessité d’aider les entreprises à traverser cette période difficile. »