Bombardier dit pouvoir se concentrer sur les avions régionaux

Un Bombardier CRJ1000 (à gauche) et un Q400 au salon du Bourget, à Paris
Photo: Remy de la Mauviniere Associated Press Un Bombardier CRJ1000 (à gauche) et un Q400 au salon du Bourget, à Paris

Bombardier, dont l’attention n’est plus détournée par l’avion anciennement connu sous le nom de CSeries, dit travailler à l’amélioration de la rentabilité de ses biturbopropulseurs et biréacteurs régionaux en augmentant ses ventes tout en réduisant ses coûts.

Le carnet de commandes d’avions régionaux de l’entreprise montréalaise a atteint 116 appareils, ce qui est suffisant pour trois années de production, et lui permet d’augmenter son taux de production. Son segment d’avions commerciaux a obtenu des commandes pour un total de 16 biturbopropulseurs Q400 et de 35 biréacteurs CRJ Series équipés de son nouveau design de cabine.

« Il s’agit de continuer à se concentrer sur l’ajout de volume, de se pencher sur la structure des coûts et de s’assurer que nous avons des programmes très efficaces, vraiment axés sur le marché secondaire », a expliqué jeudi le directeur financier, John Di Bert, lors d’une conférence téléphonique sur les résultats du deuxième trimestre. « Notre solide performance nous permet d’atteindre notre objectif de l’équilibre de la trésorerie nette pour cette année et, plus important encore, de soutenir la génération de trésorerie à l’avenir », a ajouté M. Di Bert.

Bombardier a déclaré que ses revenus ont augmenté de 3 %, à 4,26 milliards $US, au deuxième trimestre. La majeure partie de cette augmentation est attribuable à une hausse de 11 % du chiffre d’affaires de Bombardier Transport, qui constitue 2,26 milliards du total. Les revenus ont diminué dans les divisions des avions commerciaux et des avions d’affaires.

La société a réalisé un bénéfice de 70 millions au deuxième trimestre, affichant un flux de trésorerie disponible de 232 millions, dont environ 600 millions de produit net de la vente de la propriété de Downsview, à Toronto. Le bénéfice net était de 2 ¢US par action, comparativement à une perte de 243 millions $US, ou 11 ¢US par action, un an plus tôt. Sur une base ajustée, Bombardier a gagné 87 millions, soit 3 ¢US par action.

« Notre cycle d’investissements massifs étant en grande partie complété, nous nous concentrons désormais sur la montée en charge de notre production et sur l’amélioration de notre efficacité opérationnelle pour accélérer la croissance », a déclaré le président et chef de la direction, Alain Bellemare, aux analystes.

Les résultats ont été « impressionnants » avec un solide flux de trésorerie disponible et une bonne dynamique pour la deuxième moitié de l’exercice, a déclaré Benoit Poirier de Desjardins Marché des capitaux.

Bombardier a conclu un certain nombre d’actions stratégiques clés au cours du trimestre, notamment la conclusion d’un partenariat avec le géant européen Airbus. Dans le cadre de ce partenariat, l’avionneur européen a pris une participation majoritaire de 50,01 % dans le programme des avions commerciaux CSeries à compter du 1er juillet.